‹ Œuvres de Michel de Montaigne. Avec une notice biographiqueChapitre 449 sur 449 · SB · texte numérisé non relu

SB

Choses qui se tiennent par les deux bouts extrêmes , if£ et suiv.— Dans fprdrc moral non plus que dans l'ordre physique, nulle chose n’est propre à notre usage en sa simplicité et pureté naturelle, 313. et suiv. — Toutes choses ont leur saison, 2*0. et suiv.

Chrétiens. Pourquoi, dans leur* guerres de religion , Dieu ne semble pas favoriser un parti plus que fautre, 25b. — Leur zèle intéresse, Injuste et plein de fureur, 237. — Point d'iuimities aussi violentes, point de guerre* aussi cruelles que les leurs, ibid. — Ils sont chrétiens 3 même titre qu'ils sont ou Përigourdins ou Allemands 238.

Cimetières. Pourquoi ont été places auprès des églises et dans les lieux les plu* fréquentés des villes, 31*

Civilité, l^es règles en varient selon les différents pays, les différentes villes, et meme selon les differentes classe* de ta société, 23.— Trop de civilité est importunité, et parfois incivilité, ibid. — Avantage* d’une civilité bien entendue, ibid. Cocuage. Nous en avons plu* de honte que de nos propres vice*, —Plusieurs grands homme* l'ont support*' patiemment, 4X3. — Ksi quehpiofois pour le mari un siyet de gratitude envers la femme, 485. — Il y a folie égal»* 1 le craindre et à vouloir vérifier ses craintes, puisque c’est un mal qu’il est impossible «le prévenir et que les remèdes ne font qu ‘empirer, 484i- — Un galant homme en est plaint, non pas mésestime, ibid. — Serait moûts répandu s’il était moins redouté,

Colère. C’est la passion qui égare le plus 1c jugement, 3&L — On ne doit châtier pcp-onuc dan* la colore, ibkl.— I -a colère se plaît en soi et se flatte, 397. — Elle devient rage chez les femmes quand on y oppose le silence et la froideur, ibid. — On riucor|M)re en la cachant, 398.— Sa fréquence nuit à sou effet, ibid.— Si, «xmimc le dit Aristote, la colère sert parfois d'arme à ta vertu et à ta vaillance, cette arme a cela de particulier <]ue c'est elle qui nous tient, nous remue et nous guide, 399.

Collèges. Vraies geôles de jeunesse captive, 77.

ComtHllens. Préjugés contre eux absurdes, 84* — Leur profession utile, ibid.— Comédien- qui «‘prouvaient momentanément le* passions de leurs rôles, 4C7.

Comédies. U'.* ailleurs du temps «le Montaigne n'ont pas assez d«.’ talent |K>ur oser traiter d«*s sujets simple*, 220. Commander, plu* difficile que d'obéir, 144.— A qui il appartient de commander, Ibid.

Conférence (conversation) est l'cxcrcicc le plus fructueux et le plus naturel de l'esprit, B>7. — Plu* profitable que l’etude de* livres, Ibid.— Il faut savoir y supporter la coutradktton, itid.

Confession. Ix-s Essais sont «ine confession publique, 472, Confiance gagne les cœurs , quand elle est unie à la fermeté ,

Conjurations sont rarement prévenues ou réprimées par les moyens violent*, ufi.

Connaissances. Le désir d'en acquérir est un des plus naturels à l'homme, un.

Conscience. Ses lois, «juo nous disons naître de nature, naissent «te la coutume, 48.— Life nous p«)rle quelquefois à nous trahir nous-rnéinc*, 195. — Une bonne conscience réjouit une nature bien uée, 195.

Consolât ion. Quelle est la plus douce lors de la perte de nos amis iii.

Constance. En quoi elle consiste, 2t.

Continence. L'injustice des hommes l'impose aux femmes comme un devoir sacré, bien qu’ils se soient affranchis, qitant A eux, de la praii«|uc de cette vertu , 47K. — 11 u’y a point de faire plus épineux qu'est ce non-fairc.481,

Contr'wt, ou traité de la Servitude volontaire, par La Boétie*^

ET RAISONNÉE

éloge de cet ouvrage, 87. — Sa lecture fût l'origine de Famille de Montaigne pour l'auteur , 88.

Comardise. Son caractère est indélébile , 486.

Corruption de* mœurs se bit par la contribution particulière de chacun , 530.

Couardùe. La plu» commune façon est de la châtier par honte et ignominie , 34. — Elle est mère de la cruauté , 383.

Cour (la). Le reste de la France preud pour règle sa règle ,

Coutume établit son autorité sur nous peu & peu et à la dérobée , 49. — Point d’idée absurde qu’on ne puisse justifier par l’exemple de quelque coutume , ibid. — Il n’est rien que la coutume ne fasse ou ne puisse faire, ibid. — Beaucoup de choses généralement admises n’ont d’autre ton* dément que la coutume, 50. — chaque peuple approuve ou condamne les coutumes des autres selon les rapports ou les différences qu elle* lui offrent avec les siennes ; et des siennes propres , La présenté lui semble toujours la meilleure, 161. — L'homme n’a d’autrv» klees de droiture et de justice que celles qu’il leçoil de la coutume.

Créance. Moire creance a assez d’autres fondements, sans l’autoriser par les événements, lit).

CrtHuiiU' est comme uue impression qui se fait plus facilement dans les âmes molles ; voilà |»ourquoi on la trouve surtout chez les enfants , dans le vulgaire , chez les femmes et chez les malades , 85.

Croyants se rencontrent plus particulièrement ou parmi les esprits simples ou parmi les esprits supérieurs, 169. — S’il leur est permis d’appuyer leur foi par des raisons huma ioes, 335. — C’est pour eux la |>lus belle o< easiou de croire que de reiiconlrcr une chose incroyable, 370.

Cruauté est le plus grand des vices , 330. — Même dans les executions des criminels , tout ce qui est au-dela de la mort simple n’est que cruauté, 33t. — L’homme est naturellement enclin à la cruauté, 33t. — Elle provient de lâcheté,

Cupidités. Ou elles sont naturelle* et nécessaires , ou elle» sont naturelles et non nécessaires, ou elles ne sont ni naturelle* ni necessaires ; de cette dernière sorte sont quasi toutes celles de* homme* , 353.

Curiosité. Il faut inspirer aux jeunes gens une honnête curiosité,

, 73. — La curiosité a été donnée aux hommes pour ûéau , S5i.

Dédire (le). Aucun dire n’est si vicieux comme le dédire est honteux, quand il est arraché par autorité , 574.

Défauts ■ Il s’eu trouve en toutes choses , pour belles et désirables quelles soient , 513. — Nous détestons en d’autres ceux qui 6oiii en nous plus clairement, 531.

Défendre quelque chose, c’est en duuner curie, 340.

Défiance attire l’offense et la convie, 57.

Désir s’accroît par la inalaisance , .‘39 cl suiv.

Dévotion. L’assfoltc d’un homme la mêlant à une vie exécrable semble être aucunement plus condamnable que celle d'un huuiine conforme ix soi et dissolu partout, 171.

Dialectique. S*** subtilités épineuse» ne servent poiul à amender notre vie , 76.

Dutr. Que nos vues soient bonnes ou mauvaises, nous l’appelons egalement à notre aide : c’est une erreur , 171. — Sou nom ta; doit point etre mêle dans le» propos communs, ibid.— Mous ne devons le prier que rarement, nid. — Nous craignons mollis de lui déplaire qu’à un voisin , un parent , un supérieur , 338. — C’est h tort que nous lui donnons nos passion» et no» vertus , 370. — La plus sage delinilion que les aucieiu aient faite de Dieu, 379.— Opinions diverses sur la divinité, 381). — Scs voie* sont Impénétrable» , 385. — Sa prétendue impuissance «n cerlaiucs choses , 387. — Mous ne saurions forger un cirou , et forgeons de* dieux à douzaines , 389. — Argument» pour et contre la divinité , ibid.— bieu sait mieux que nous ce qu’il nous faut , 318.

Dire (le). C’est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble , 396.

Dispute. Quand elle prend des forme? acerbes , U p’esl poiut

de vice qu’elle ne puisse éveiller , 519. — Ordinairement dans la dispute, nous nous irritons d’abord contre les objections , ensuite contre relui qui les fait , ibid. — Kc comble trop souvent qu’en contradiction» mutuelles , et étouffe la vérité, ibid. — Fait perdre do vue l’objet priucipal, iùid. — Divers caractères de dUpulcurs , it>id. , et suiv.

Dii erjjori ( de b ; . 44)3.

D mue s ( choses). Il fout sobrement se mêler d’en juger, 109. — Sont le vrai champ et sujet de l’imposture , 4 Md.

Doctrine. Quand s’en présente à nous quelque nouvelle, nous avons grande occasion de nous en delier, 314.

Douleur. Xe peut raisonnablement scuier, 133. — S’amoindrit par la patience, 133. — Violente, elle est courir; longue, elle est légère , Ibid. — Elle semble moins âpre à qui sait se raidir contre elle , 134. — l’ne passion vive la fait supporter courageusement , Ibid. — Douleur et volupté accouplées parla queue, 374. — La philosophie doit permettre de s’en plaindre , pourvu que ce soit sans faiblesse , 433.

Dm Le C’est une espèce de lâcheté qui y a introduit l’usage des seconds , 385. — Inconvénients de cet usage, ibid.

F.c ri taillerie semble être quelque symptôme d’un siècle débordé , 538.

Education. Ui plus grande difficulté et importance de Thumainc science semble être en cet endroit , 67.

Eloquence fait injure aux chose* quand elle nous détourne à soi , 81. — Plus puissante dans Vs républiques que dansjes monarchies, 165.

Empereur (uu) est quclqu4‘fois plus vil que le moindre de ses sujets, 143. — Les maux physiques ou moraux ne l'épargnent pas plu* que nous , ibid. — 8e s plaisirs sont moins vif* que ceux des particuliers, 144. — Scs actions, sa contenance cl jusqu'à ses pensées sont contrôlées par tout le monde, ibid. — Ne peut avoir. d’amis , 145. — Son âme et celle des savetiers soûl jetées au même moule , 356. — boit mourir deboui , 375. — Doit commander ses armées en personne, Ibid. — Voyez Princes, Dois.

Enfants. Il est difficile de juger île ce qu’il» seront hommes , 67 , 313. — Leur éducation no doit point avoir lieu sous les yeux de leur» parents , 70. — Avec la force do l’Ame , il faut leur donner celle du corps , qui ajoute beaucoup à celle-là , 75. — Il faut les rendre modestes, réservés el lodulgeuts , 7l ; accessibles à la vérité, sous quelque forme qu’elle se présente à eux , itrid ; en faire non des courtisan* , mais de fidèle* sujets, ibid.\ leur Inspirer de la sincérité avec les autre» et avec eux-mêmes, ibid. ; les habituer à observer , Ibid. ; leur apprendre à dbcerurr le mérité , et à tirer parti, pour leur Inst rue lion , des défauts même» d’autrui*, 73 ; faire naître en eux le désir deconbaltre, ibkt.\ en leur enseignant l’histoire, s'appliquer plutôt A former leur jugement qu’ù enrichir leur mémoire , ibid. ; ne leur faire étudier que les sciences qui peuvent leur être utiles, 73. — Quelle direction nu doit donner A leurs Idée» quand leurs sens sont sur le point do s'éveiller , 75. — On «luil user envers eux d’une sévère douceur, 77 , 307. — Il faut chercher à détruire en eux le* aversions naturelles, et rendre leurs corps propres A tou» le» genre» de vie , même aux excès, 78. — Qu’ls soient bien pourvus de choses , et non de mots , 79. — Qu'ils sachent mépriser les sophisme» , et non y répondre , 81. — Notre tendresse pour nos enfant» , qui semblerait devoir s’augmenter eu même temps que leur âge , décroît ordinairement , au contraire , à mesure qu’ils grandissent , 306. — Il serait prudent et juste de le» Initier à la connaissance de no» affaire*, et de les faire parlkqter â la jouissance de nos bien*, quand il» ont atteint l’âge d'homme , 3U6. — 11 est absurde de leur Interdire TappeUation paternelle , cl de garder avec eux une morgue austère et dédaigneuse , 909.

Ennemi. Il ne faut point pousser sou ennemi au désespoir , 153. — Tuer notre ennemi , c’est provenir le mal quH peut nous faire, ce n’est point nous/woger du mal qu’il nous a fait,

TABLE ANALYTIQUE

Entendement. C'c*t rcnlcndcmcnl qui voit cl qui vil , qui apprntite tout, qui dispose tout, qui agit, qui doraiqc cl qui règne , 69. — Nous 1e rendons servile et couard , j>our ne lui laisser la liberté de rien taire de soi , tbta. — (Ju no peut riostruire sans feb railler , 70.

Escrime. Art utile à sa On, mais peu noble par sa fln, 386.

Esprit. S’il n’est occupe, ('imagination l'égare, 14. — Scs opérations sont promptes, cl celles du jugemcul lentes, 18. — Trop de sollicitude de bien taire l'en empêche , ibid. — L’agitaliou est sa vie et sa grâce , Ibid. — Ses productions sont nos enfants à plus juste litre que nos autres entants , nous en sommes à la lois pères et mères, ail. — Il a besoin d'ordre et de mesure, 307.— Sou état est subordonné à relui du corps, 310. — Son aftinemcnl n'est pas son assagissement , 530. — Les esprits élevés ne sont guère plus propres aux choses vulgaires que les esprits vulgaires aux chose» élevées , 558.

Etau sont sujets aux mêmes maladies que le corps humain.

Etre. Ih n'y a aucune constante existence ni de notre être ni de celui des objets , 333. — Nous n'avons aucune communication à Tetre, n ul.

Etude. On peut continuer à tout temps IViudc, non pas l'écolage , 380- — Elude qui convient à la vieillesse , ibid.

Esets. Celui même du bien est vicieux, 99.

Eseinples. Les mauvais pcuveul être aussi proQtal>lcs que les bous , 516 et suis .

Expérience (de 0,600 et suiv.— Elle est proprement Mtr son fumier au sujet de la médecine , ou la raison lui quitte toute la place , 609.

Faiblesse mérite une Indulgence qu'on doit refuser à malice,

Faire (le). C’est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble, 396.

Fatalisme ( réflexions sur le système du ) . 392 et suiv.

Fuutes. C'est raison qu'on fasse grande différence entre relies qui viennent de notre faiblesse et celles qui viennent de notre malice, 24.

Fcinlisc est le vice qui témoigne le plus de lâcheté cl de bassesse de ctrur, 359.

Félicité humaine consiste à vivre cl non à mourir heureusement, 455.

Femmes sont plus accessibles que nous 5 la pitié , 2. — La femme qui se couche avec un homme doit meure de côte la honte avec la colle , sauf à reprendre celle-là en même temps que celle-ci, 4t. — Les femmes sont incapables d’une véritable amitié, 89.— Point de souffrances qu'elles ne supportent courageusement dans l'iiilcrél de leur beauté, 135.

— Ce qu'on entend génëraleincul par femme de bien , 205.

— Les femmes sont d'autant plus douces qu'elles sont plus riches, cl d’autant plus chastes qu'elles sont plus belles, SI 2. — pourquoi elles sont exclues du trône en France, 213.

— Ces goûts dépraves auxquels. leur palais est sujet dans les temps de leurs grossesses, leur âme y est sujette dans tous les temps, 213. — Ne doivent point appeler honneur leur devoir, 349.— Ne se courroucent qu'afiu qu'on se contre-courrouce, 598. — Rien ne leur messied plus que le pédantisme, 458. — La plu|»nrt d : leufrs deuils sont arlilicicls et cérémonieux, 462. — La jalousie est chez elles une passion terrible, 483. — Les trois Immiucs femmes, 413.

Flatterie met à la inode les vices, les défauts et les inlirmités des princes, 515 et suiv.

Fof. il est permis de l'appuyer par des raisons humaines ,

Faite humaine comparée à la sagesse, 6.

Fortune. Elle contribue beaucoup aux succès de plus d'un art, 55. — 8e trouve souvent d'accord avec la raison , lit. — . Son inconstance, ilnd. — Elle semble quelquefois se jouer de nous, 112.— Quelquefois die se plaît à renchérir sur nos miracles, ibid. — Quelquefois elle lait la médecine, ibid. —

K Ue nous fait quelquefois agir dans notre intérêt malgré

nom, ou sans Intention de notre part , Ibki. — D’clîc dcp 'i.dml la plupart des événements , particulièrement dans ia guerre, 156.

Fouet, iHiniiion dont l'unique effet est de rendre les âmes de» enfant» plus lâches ou |>1 us malicieusement opiniâtres,

Frères. Pourquoi ont rarement de l'affection les uns pour les autres, 88.

Gchenne (torture) semble être plutôt un essai de patience que de vérité, 196.

Génération. Il faut y procéder de la même manière qui' les hôtes, 253. — Opiuious diverses sur la génération de l'homme, 305 et suiv.

Gloire. La gloire et le repos ne peuvent loger en même gite, 125. — L'amour de la gloire est de toutes les rêveries du inonde la plus universelle, f 40 ; il peut noaumoin» avoir son utilité, 348 ; c’est peut-être la passion que nous arrachons te plus difficilement de notre coeur, 140 ; nous allons jusqu'à nom faire gloire du mépris de la gloire, ibid. — Nous sommes plus avares de noire gloire que do nos biens et de notre vie, ibki. — \ Dieu seul appartient gloire et honneur, 342. — Dangers de ia gloire ; ses avantages , ibki. — Elle dépend de la fortune, et, chose aussi vaine que l'ombre , souvent , ainsi que l'ombre avec 1e corps, elle marche avant le mérite, souvent die l'outrepasse de beaucoup, 344.

Gloire ( vanité). La gloire et la curiosité sont les 11 eaux de noire âme, 87.

G tous ( commentaires ) augmentent les doutes et l’ignorance, 602.

Gommât le Jars ( mademoiselle de ). Sou éloge, 368.

Gouvernement. Voy. Police.

Grammuiriens. Leur jargon ambitieux, 166.

Grandeur. Son priudpal avantage, 513. — Nous nous formons à la fuis une idée trop lui le et de la grandeur et du mépris de |.n grandeur, ibid. — Ses inconvénients, 144, 515.

Grands. Tous les genres de mérité' uo leur conviennent pas, 12«. — On exige d'eux qu'ils cachent leurs fautes avec plus de soin que les autres hommes ,144. — Leurs entants n’apprcmicul bien qu’à manier des chevaux ; par quelle raison,

Guerre religieuse est suscitée, non par le zèle, mais par la colère, 173. — civile, agi! contre sol, 686.

Gueux ont leurs magnificences et leurs voluptés comme les riches, 611.

Habits. Voyez Vêlements.

Habitude. Voyez Coutume.

Hasard. Itlen de noble ne se fait sans hasard, 57. — Le hasard peut beaucoup sur nous, 180.

Heureux. Nul, avant sa mort, ne peut être dit heureux, 6,

Histoire. Il ne convient ni A un théologien ni à un philosophe d’écrire ITibloirc , 43. — C’est dans l'histoire , cl parliru- Uèrcincnl dans les biographes, qu'on apprend le mieux h rnnuafire l'homme eu général , 223. — Confrontation dira diverses histoires sur les memes faits, travail fort utile, 224 et suiv.

Historiens. I x* ouvrages île chacun d’eux doivent être étudiés selon la profession qu'il a exercée, 25. — Les plus estimables sont ou les historiens fort simples, ou (1*5 historiens excellents 223. — Le* seuls bons sont ceux qui ont pris une part importante aux fait* dont ils nous entretiennent, ou à des faits de meme nature, soit comme hommes d’etat , soit comme hommes de guerre , 224. — Jugements sur divers historiens, Ibid et suiv,

Homme ( C > est un sujet merveilleusement vain , divers et ondoyant, 3. — corrompt tout oe qu'il touche, 99.— Pleure

ET RAISONNÉE. 801

et Ht d'une même chose, !ÜL — Il y a plus de distance de tel à tel homme, quedcftel homme A telle bêle, fil.— Chaque homme ne devrait être estimé que par ce qui est sien , ii>. — Toute action est propre h le faire connaître, i»3. — Il est plus vil que misérable, 164. — Toute sa contexture est bâtie de pièces faibles et defaillantes , 167. — Son ap(>étil est irrésolu et incertain, ibid. — Les contradictions qui se remarquent en lui ont fait penser aux uns qu'il a deux âmes, aux autres qu'il est alternativement dirige par deux puissances ennemies, 1HL — Il ne doit pas être jugé seulement sur scs actions ; il doit l’être encore sur leur» mot ils , 181* — Dépourvu de secours étrangers et de la grâce divine, il n’a aucune supériorité sur les autres créatures, a-ii- — Il est le pi us misérable , le plus frêle et le plus orgueilleux des êtres, 84*. — C’est injustement que , malgré son orgueil , il se plaint de la nature, *44. — Son sort n’est ni meilleur ni pin* que celui des autres animaux, -3 Ml. — pieu l’a fait semblable A l’ombre , *70. — La plus grande part de ce qu'il sait est la moindre de celle qu'il Ignore, 21L — Le déifier est le comble de la démence, *81* — Il rapporte tout A lui dans l'univers, 2111.— Il prend mille soins pour allonger son être, 305. — opinions diverses sur son origine et sur sa formation, 305. — Sa nature parfois s’épure momentanément dans le délire ou daus le sommeil , ni N. — Il ne saurait, sans l’assistance divine, s’élever au-dessus de l'humanité, 2XL —Nul ne pense assez n’êlre qu’un, H».— Lïiomme, en tout et partout, n’est que rapiècemcut et bigarrure, 214. — Chacun fuit â le voir nailrc, chacun court â le voir mourir, AÜL — Il n’ost si homme de bien qui , A juger d’aprês les lots toutes scs actions et toutes scs pensées, ne soit pendable dix fois en sa vie, 557.

Honneur. Ses lois, chez les Français, se trouvent sur plusieurs point? en contradiction avec celles de la justice, IXL — Ç’a clé une heureuse invention que celle dus reconqiciiscs d'honneur, qui, sans charger l'F.lat , ont un excellent effet sur les particuliers, et sont plus recherchées que les récompenses lucratives, *u3.

ignorance. II y en a une abécédaire et une doctorale , t68. — L'Ignorance nous est recommandée par notre religion comme propre à la foi, 2tü. — Nous rend plus capables que la science de supporter courageusement les maux de la vie, *65. — c’est uu doux et mou chevet que l'ignorance et l'incuriosité, à reposer une tète bien faite, fins. imagination. Sa puissance, 38. — Chez les femmes enceintes, die agit sur le fœtus, 43.

Immodi'ration, vers le bien même, est blâmable, SEL Immortalité serait insupportable ù l’homme, 1*3. — L’Immortalité de l'âme est le point sur. lequel les anciens se sont exprimés avec le plus do réserve et de doolc, 3<o : c'est un dogme favorable à l'amour de la gloire, utile , mais difficile A prouver, ibid.

imposture. Son vrai champ cl sujet sont les choses Inconnues

Inconstance est naturelle à rhomme, 177.

lucretluliù ! est souvent présomption, hv Instituteur doit avoir plutôt la tête bien faite que bien pleine, £8* — Doit faire trotter devant lui son élève pour juger de •on train, ibid.; et savoir condescendre A scs allures en les guidant, ibid. — Doit lui demander compte , non pas seulement des mots, mais encore du seus et de la substance de ■a leçon; et prendre tous les moyens de lui rendre propres et siennes les connaissances qu'il lui donne, ffiL — Doit lui faire tout passer par l'étamine, et ne lui rien faire admettre sur l’autorité d’autrui , ibid. — Doit , dans certains cas , le Laisser douter, IbM.— Doit viser avant tout A lui foreu r renlcndcmcnt, ibid. moins par doctrine que par exercée, 70. — Doit lui raidir A la fois et Pâm * •*» i«* auiscfes, Ibid.

Intempérance est peste de la volupté, 6*9. fniciilien juge nos actions. LL — Donne» intentions, exécutées Moktaioiti.

sans modération , nous poussent ordinairement A des actions condamnables, 371.

Interprétation. Il y a plus à faire A interpréter les interprétations qu’A interpréter ks choses, tifla.

Inutile. Hier» ne l'est dans la nature, pas même l'inutilité, 4m.

Invraisemblance. C’est une sotte cl téméraire présomption que d’en toujours conclure impossibilité , ko.

Ivrognerie est uu vice grossier cl brutal , niais moins condamoable que tas antres, im.— son objet est d’avaler plutôt que de goûter , 1*5. — L’ivrognerie et la paillardise se nuisrrul mutuellement, ibid. —C’est le dernier plaisir que nous enlève la vieillesse, 184.

Jalousie est la plus vaine et iem|>cMueu50 maladie de l'Ame, 482. — Est une passion terrible chez les femmes, 483.

Jeux ci Exercices publics sont miles, 84.

Joie excessive peut tuer, 5.— Constante, est la plus expresse marque de la sagesse, 75.

Jugement est un outil A tous sujets, et se mêle partout, 162. — Croire qu’on en manque, ce serait prouver qu'on n'eu manque point ; mais personne ne croit en manquer, personne mêmeue croit eu avoir moins que qui que ce soit,

Jugements humains consistent trop souvent A juger des autres d’après soi, lifi.— lz*ur incertitude, 16*.

Justice i route est une monstruosité, 56.

Laideur. H y en a deux espèces, 5Qf».

Langage. Pourquoi le langage commun A tout le monde devient obscur et inintelligible dans les contrats et les testaments, 601.

Leçon. Ni une eluve ni une leçon n'est d'aucun fruit , si elle ne nettoie et ne décrasse, 5AG.

Lettres, yui ne cherche dans leur élude qu’un profil pécuniaire n'en retire aucun profit intellectuel, SL

Liaisons sociales. Il faut savoir s’eu (tasser, iü.

Libéralité n'est pas bien en son lustre cm roaiii souveraine,

Liberté. La vraie, c’csl pouvoir toute chose sur sol, 589.

Livres sans science et sans art, muraille sans pierre, 448.— Avantages qu’on retire de leur commerce , 40i ; inconvénients qui y sont attachés, uw,

Lois. Celles de l'honneur, chez les Français , se trouvent sur plusieurs points en contradiction avec celles de la justice, 50» — 11 est fort douteux quïl y ail autant d’avantages 4 espérer que de dangers A craindre du changement d'une loi quelle qu'elle soit, CL— Les lois somptuaires sont contraires au résultat qu’on s'en promet, i4fi.-i.es pires lois nous sont si nécessaires, que sans les lois les hommes s'entre-mangeraient les uns les autres , 303. — L’une des maximes qui semblent le plus raisonnables, c’csl que chacun doit obéir aux lois de son pays, cl pourtant non-seulement d'un pays A l'autre, mais encore d'une époque A l’autre dans le mémo pays, le juste ainsi que l'injuste different du tout au tout , 319,330.-11 n'est point de lois naturelles et immuables, —Les lois prennent leur autorité de b possession cl dé l'usage; il est dangereux de Ica ramener A leur naissance 3M. — Il y a autant ;de liberté et d étendue A leur interprétation qu’A leur façon, £Q£L — Elles se maintiennent en crédit, non parce qu’elles sont justes , mais parce qu'elles sont lois , fiütL — Il n’est rien si lourdement et largement faultier que les lois, ni si ordinairement, Ibid.

Louante, sorte de moquerie et d Injure quand elle porte sur des qualités déplacées dans la (personne louée, ou qui du moins ne doivent point constituer son principal mérite, 4*6.

—Il est naturel rie l'aimer, mais nous l’aimons trop, 2HL — —Elle ne devrait nous flatter que quand nous reconnaissons qu’elle est juste, 511.

mi

TABLE ANALYTIQUE

Mal n'a le plus souvent entrée en nous que par notre jugement, 199. — Les sages le gounuaudcnl cl commandent, et les autres l'ignorent, 168. — Les tommes ont eu essence les maux, que les dieux nul cm Intelligence, et en intelligence les biens, que les dieux ont en essence, 964. — Insensibilité au mal supposerait insensibilité au bien , 967. — Le plus vieil et mieux connu mal est toujours plus supportable que mal récent et Inexpérimenté, 5».

Maladies. Il n'y a que trois maladies, selon Pline, et un genre de maladie, adoii Séneque, auxquelles U soit jiermis de; se soustraire par la mort, 189. — Sont plus redoutées que redoutables. 198. — Les Etats sont sujets aux mêmes maladies que le corps humain, 378. — Diversité d'opinions des anciens sur l’origine des maladies, 499.

Malice (méchanceté) doit être punie avec une sévérité que ne mérite poilil faiblesse, 9t.

Ifarf. S’il fournit de matière, nature même veut que la femme fournisse de forme, 517.

Maritvjc est un marche qui n’a que l’entrée do libre, 89. — Pourquoi est rarement heureux, ibid. — Pourquoi défendu entre proches parents, 100. — Le plaisir qu’on en lire doit être aucunement prudent cl consciencieux , ibkl. — Age propre au mariage, 908. — C’est un nœud qui se relAche d’autant plus qu’oa l’a serré davantage, 541. —A pour objet Tulilc, cl l’amour l’agréable, 476. — L’n bon mariage serait , celui d’une femme aveugle avec un mari sourd, 487.

Mariés (nouveaux ) ne doivent ni presser ni tâter leur entreprise s’ils ne sout prêts, 41 .

Maturité cf âge, dans un auteur, a ses defauts comme la verdeur, et pires, MK».

Méchanccu 1 fabrique des tourments contre soi, 195.

Médecine doit beaucoup de ses succès à La fortune , 55. — Diatribe contre la roedectyc, 494. — Instabilité de ses principes , 499. — Nous ne nous lions pas plus A la médecine que nous comprenons qu'à la drogue que nous cueillons, 43o. — En médecine, la raison quitte la place A F ex perle ooe, 609.

Médecins. Pourquoi üs promettent toujours aux malades de les guérir, 49. — Leurs dangereuse» erreurs cl leur ridicule charlatanisme , 498. — Absurdité de leurs explications sur les prétendus effets de leurs médicaments, 45t.

Méditer. U n’est point d’occupation ni plus faible ui plus forte ; les plus grandes Ames en fout leur vacation; U n’y a rien que nous puissions faire si loug-teiui», ni action A laquelle nous uous adonnions plus ordinairement et facilement,

Mélancolie. Il y a quelque ombre de friandise cl délicatesse qui nous rit et qui nous flatte au giron môme do la mélancolie, 314.

Membre viril. Son Indocilité, 41; celle des autres membres n’est pas moindre , ibid.

Mémoire. Platon a raison do la nommer une grande et puissante déesse, 1 5. — Les Gascons la confondent avec l'entendement, ibkL ; et pourtant les mémoires excellentes , au contraire, se joignent assez ordinairement aux jugements débiles, ibkL — Défaut de mémoire peut puser dans l’esprit de no6 amis pour début d'affocUou, ibid. ; est contraire A l'ambition , ibkl. ; nous rend plus necessaire l'exercice de nos facultés intellectuelles, ibkl. ; nous oblige à la concision; nous empêche d’étre vindicatifs, 16; doit , dans notre intérêt , nous empêcher d’être menteurs , ibid . — La mémoire est lo réceptacle et l’étui de la science, 36t. t Ménage . ia» soins du ménage sont somUcs ; il faut n’y apporter ni trop de soUidlude ni trop de négllf ’noo, 193 ; c’est une occupation plus empêchante que difhrile ; 531 ; c’est la plus uille et la plus honorable A laquelle puisse se livrer une mère de famille, 517. 4

Mensonge est un vice odieux, tfl. — On devrait en combattre sans relAche chez les enfants la naissance et le progrès , ib. — Quand une fois on en a pris l’habitude, il est im[>ossible de s’en défaire , ibkl. — a la différence de la vérité , qui

n'a qu’un visage , le mensonge en a cent mille, il. — La vérité et le mensonge ont leurs visages conformes, 57 8.

Menteurs. Il leur est diQkilc de toujours parler tfaus le même .se ils , tu.

Mérite des personnes ou des choses ne doit point être jugé sur l'éveuemeiit , 593.

Métempsycose. Objections contre ce système , 989. — C’est la rêverie philosophique qui a obtenu le plus de succès , 364. — Pytbagore l’adopta , mais ne l’inventa point , ibkl.

Modération est vertu bleu plus aflaireusc que n’est U souffrance , 407.

Meules. U'* nouvelles font aussitôt condamner les anciennes , 161. — Elles tombent en mépris et reviennent en crédit alternativement , ibid.

Modestie est qualité très commodo A la conversation ; et qui convient surtout aux jeunes gens ,71.

Momie était la patrieido Socrate, 79. — Doit être le livre de la jeunesse , 73. — Est un auima! , d’après Platon , 9»6.

Est probablement chose bien autre que nous ne jugeons, ibkl. — Change do visage A tous sens, d’après Platon, 315.

— Opinions diverses sur sa nature et sur scs révolutions , 315,519.

Monstres. Ce que nous appelons ainsi ne. l'est pas A Dieu ,

Montaigne ( MiciiEL-ËtQiui, seigneur de), né le 88 février 1533, mort k* 13 septembre 159*. — Quelle lin il s’est proposé en écrivant , 1 . Il est natureflement porté A la commisération . 9; inaccessible A la tristesse, 3. — Sorte de |>udeur qui lui est naturelle, 8. —11 n’a point de mémoire, 15, 360. — L’idée de la mort lui est plus pénible en santé que dans la maladie, 3t. — Il a une graude activité d'imagination, 38. — Toute subtilité, toute feinte, toute finesse, toute tromperie lui répugnent, quelque profitables, quelque amusantes, quelque innocentes qu'elles puissent être d’ailleurs, 40, 45 ; U ne peut même pas souffrir qu’on se trompe sur sou compte, 430.—

— 11 est moins propre que qui que oe soit A écrire rbistoiit^ 43. — A son mépris pour la médecine viennent se Joindre , quand il est malade , la haine et la crainte ,55. — Il n’a reçu qu'une Instruction superficielle , 65. — Les œuvres de Plutarque et celles de Sénèque sont les seuls ouvrages solides qui lui soient familiers ; il y puise sans relAche , GG ; en (ait d’écrivains graves, ces deux philosophes sout ses auteurs favoris, (16, 9*1. — Quelle méthode Inusitée adopta son père pour lui faire apprendre le latin , 89. — De quelle manière son père le faisait éveiller dans son enfance , 83 — Enfant , sa paresse était telle, qu’elle résistait même A l’attrait du jeu, ibid. — bien qu’il eût un jugement sain et des idée» au-dessus de son âge , ses facultés intellectuelles ne se sont dévdop|>ées que lentement , '.ibid. — C'est A la lecture de» Métamorphoses d Ovide , qu’il comprenait dès l'Age de sept ans, que commcnça.son goût pour les livres , ibid. — Il n’a jamais lu aucun roman, ibid., 919. — au collège , U .jouait avec beaucoup de succès la tragédie latine, 84. — Origine de son amitié jmur La Boétie, 87; combien celte amitié avait de force , 90. — Il ne partage point cette erreur commune de juger d’un autre d’après soi, 116. — Il n’aime que les livres agréables et faciles , ou ceux qui le consolent et lui apprennent A régler sa vie et sa mort, 194, 919. — Ses amis vantent son style e|>islo!aire , 198 ; ce quU pense do son style en général , Ibid. ; il ne s’entend ni ne se plaît A faire des lettre* cérémonieuses, ibid.; il écrit toutes scs lettres très rapidement , ibid. ; celles qui lui coûtent le plus sont celles qui valent le moins , ibkl. — Beaucoup de choses qui sont des sujets d’affliction pour les autres hommes n’en sont point pour lui , 136. — Quel est le premier genre de vie qu’il a mené , 137 ; »jucl est le second, ibkl. ; quel est le troisième auquel U a Uni par se Axer , ibid. — Il éprouve une sorte de volupté A payer ce qu’il doit , ibid. — U lui est très pénible de marchander , ibkl. — Description de ses armoiries , «St. — Jugement qu’iltporio sur ses Essais , 169.— Les odeurs les plus simples et le* plus naturelles sont celles qui lui plaisent davantage, 170; touto espèce d’odeur s’attache facilement A lui ; et ses moustaches en particulier les conservent longtemps, ibid. — Portrait de son père, 183. — u n'étudie que lui-même, 901. — U considère sou livre comme

ET RAISON NEE

IV«*ai «le se» faculté* naturelle», et non tk^se» baillé acijul- M», -»*•— il uc compte pas les emprunts qu'il fait aux autres acteurs. Il les pèse, Ibid.; pourquoi il ne les indique pas toujours comme emprunt», IMd.— 8<* Essais ne «ml composés que de scs rêverie» , qu'il y cnlasc au hasard A mesure qu'elles sc présentent , Md. — Son intention est do poster doucement, et non laborieusement, cc qui lui reste de vie, ibid. — Il » un esprit primsaulllcr , ce qu'il ne comprend pus d'alHinl . il le comprend eneorc moins en s'v otMlkmnl, ±LiL

— Il préfère les auteur* de l'antiquité aux modernes, i Md.; «px-Nsont ceux de» miMlernes qui lui semblent le plus agréables, ibkl. ; Ovide ni l'Ariusle n'ont plu» guère de charme ptiur lui, ibid.; quels sont, parmi les anciens, ses poètes de prédilection, ibid. — Il ne doit guère qu'au hasard de sa complcxkm ce qu'il a pu montrer de sagesse; il ne se seul point un graod empire sur lul-méme, — Il a naturellement en horreur la |ilU|Ktri des vices, ibid.; et |>artirulièrei lient la cruauté, «o. — Il remarque , sur plusieurs |»oiiils, (dus de témérité dans ses Idées que dans ses roours, cl sa concupiscence est molin itebauctiée que sa raison ,4*1. — C’est j»our son père, et par son ordre, qu’H a traduit en français la Ttu'oOujie nature lit de llaiinond sebond, gyL— Sa devise, -JUl. — tnslahifité de ses idées, de ses sensations cl de st* sentiments, 811. — GisnmciU, dans Ica guerres civiles. Il a su faire respecter son liabilalion, 311. —-Suite de détails sur sa personne , considérée tant au moral «fu’au physique, Ciiap. il du lit. t/aiHipalliie pour la médecine est I Héréditaire «fans sa famille , üL - Il n*a point ramlrftlon d’être Jugé (dus fnvnrnblentetit après sa mort qu'il ne l'aura clé de sou vivant , A3L — Dons les affaires , fl s'offre toujours par scs opinions h* plus vives et par U forme la plus slenue, Ain — || n'a pour tes grands ni haine ni alfeclion passionnée . WHI. — les occupation-* publiques ne sont aucunement de son gibier, IL L — Il achète les Imprimeurs en «mienne, ailleiir- Il» l :i<‘hèleiit ,450.-11 «hiIctmI mieux te latin que le français, 481. —Il w» conforme rareineiii aux «vmœib qu’on lui demie, el en donne plus rarement encore, iAÛ.

— Il a une façon rêveuse qui le relire A lui , el «l’autre part

une lourde et puerilé Ignorance «le plusieurs choses eomn»un«*, — Il est très cajKibte d'acquérir cl conserver

de* amilk1» rares et ex«pMsi*s ; peu propre aux amitiés vulgaires, XlL — H n’est pas ennemi «le l'agitation «k» cour», 433. — Il recherche les hommes Imnnêles et tinhilcs, Ukt.; e’e»t aussi po«ir lui mi «loux eotnmerre «pie cdol «le* licMes et honnêtes femmes , IWd. ; I* amour le lit bcanc«Hqi soulfrir dans sa jeunesse, ibid.; U u’a jamais guère fréquenté les femme* publiques , 460; Won «pie faisant grand cas «le l'esprit, il ét.di. «B amour, moins sensible * ses agréments qu'aux.charmes du corps. n.i.-Se- pen«*s donnent s'il les assied. -il lui est arrivé n'avuir recours A l’amour pour faire diversion à un vkilent rliagriii cause |>ar l’ainilie , Jd^

— Il a toujours été diatoulllcux el sensible aux offenses , mais il le devient encore davantage en vieillissant , 470. — n aime une sagerne donné et gâte, <t Ml i.i|-reté des mœurs , ibkl. — Il s'est imposé la loi d oser dire tout ce «ju’U ose faire, 471. — Son mariage fut la «rite de circonstance» indépendante* de lui , 1HL — Il n'a garde de s immlvcr dans la p«(llce léminine , H« — Il y a en lui une certaine prédisposition singeresse et Imitatrice, 41SL — Il hait A peu pré» également une lourde oisiveté et un Ira val pénible,

— Il est inaccessible A la peur , üüû. — Il ne peut su|«porlcr longtemps d’autre moyen de transport que le cheval , 3(U. — il aime A vivre dans fa ntedioerlté , 814. — 11 ne perd point son temps A relever tes sottises qu’on dit devant lui , Mh. — 11 aime les conversations enj«méc* et vives, auxquelles sa gnlté naturelle le rend a»»ez propre, el il entend très bien raillerie, mais il déteste les jeux de uiaiu, r.-i7. — Son procédé pour preudre fa mesure exacte de la capacité «le telle ou telle persoune en tel ou tel genre , ibkl.

— Il aime les voyages, 533, pourquoi, ibid., MS. — Il ne présume tes vices q un prés les avoir vus, ItlL — Sa négligence dans l'administration de sa fortune , ibkl. — Il hait la pauvreté A l’égal «le fa douleur, ibkt. — Il n’en t«*n«l rien A amasser , 53.V — Il it’aiine pas A se relire , et ce n’est qu’û contre-cœur qull se corrige , r.39— il se fait une loi de tenir

reiigh'uv'menl «es moindre* promesse* , 541. — Il lui »eralt excessivement pénible d«- tenir quelqiM- rluxse de fa Oberalité «le quelqu'un — Pari* est sa ville de prédilection, 516. — Il considère tous k* homme» comme scs rompalrioK* , ibkl. — Il aimerait mieux mourir A cheval que dans un lit et parmi des etrangers qu’au milieu «k» siens, 549. — Il se conforme sans peine aux usage* des pays où il se trouve, 554. — Il aime A «tertre par sauts et gambntk* , — Son

admiration pour fa ville de Home, 500. — Grâce A la * conduite «ju’ll a toujours su tenir , U est «’ncore vierge de procès et de <|ticrcltes , bien «|uek* occasions ne lui en aient pas mnm|ué , 575. — pourquoi il n'a pas commencé plus têt A «tertre , 306. —Si l’on ne lui sait point mauvais gré de fa liberté de ses discours , c’est qu’en lui tout témoigne de l'Innocence de ses intentions, r>Vri. — Jamais juge u’a eu avec lui aucune relation comme juge , pour quelque cause que ce soit, Mri.- Malade, il ne change point son genre de vie , 600.— Habitudes et manies qu’lia contractées , 611. — 11 parle «haut, 614.— Son père voulut que sa premk're enfance l’écoulât parmi des payais ,’ct qu'il fût tenu sur te» fonts de baptême par de pmnn* gens; pourquoi, 0î8. — Il s'adonne volontiers aux petit», ffthf.; et aux malheureux* ibkl. — Le* longs repa» lui sont «lèsagréables et nuisible* ; |M>urquol , ibid. — Il craint plus tes grandes dateurs que le» gran«l» froid», fîfL— H ne fait point usage de lunettes, ibkl. — 11 aime fa vie, et 1a cultive telle qu'il a plu A Dieu nous l'octroyer, L3L.— besognions de la |>hUnsnphle , il embrasse plus volontiers les plu» solide» , c’est-A-dlre tes plus contenues A la nature humaine, Ibkl.

Mort. Sicile nous acquitte de no» obligation», 13. — FM le but de notre carrière , IL - A maintes fïtçous «le surprise, Ibkl. — Ce n’«*t point ennemi qui se puisse éviter,^ il faut apprendre A soutenir sou choc de ptetl terme , ibkl. — Le» plus morte» mort» sont b* plu» saine» , 34.— -la mort est origine d'une antre vie, 36.— Son n«pect nous semble moins effrayant A fa guerre qu’au logis, 35. —Le» uus l’ai tendent eu tremblant , le» autre» 1a rapportent plu» aisément «pie fa vie, Ibkl. — La mort de vieillesse est 1a plus rare de toute», t7i. ; et pourtant c’est fa seule que nous ayons la sottise «l’appeler naturelle, IMd.— U mort est fa recette A tou» maux , lin. — Nous ne fa pouvons essayer qu'une fob , un. — on »c persuade difficilement être arrivé A ce point, 335. — Quelle est la plus souhaitable selon César, 357, 533. — U y a plu.» de crève-cœur que de consolation A mourir au milieu «le» siens, liüL — La mort est bien te bout, non pourtant te but de fa vie, ibid.

Mortl/katkms. Nos médecins spirituels et corporels semblent s’être entendus pour les opiwwer, comme uniques remède», aux maladie» de l'Aine cl du eorp», 101. — lt«*ligieu»ca ou (ihilosophiques sont l*acUoii d’une vertu cxresdvc, 113. Moyens. Par divers moyens on arrive A pareille Un, L.— Mauvais moyen» employés A bon ne üii, 22S.ct sulv.

Mun s. pourquoi ce n’est |>oinl le» avilir que de s’en servir. seulement comme de jouet et de passe- temps, Üîi

NaLmatice. La naissance, nourrisse ment et augmentation de chaque chose est l’altéra lion et corruption d’une autre, 4*. nature. Ce n’c*l po» raison que Tari gague le |*oinl «I lionncur sur fa nature*, îûl. — Toutes cttoses, dit Platon, sont produites ou par la nature, ou par 1a fortuite, ou par Tart, ibid. —Il n'est aucune créature que nature n'ait bien pleinement founiie «le tous moyens nécessaires A la conservation dé son être, 144. — U n’y a rien dlnutikî eu nature, pas même l'inutilité, 433. — Nature* est un guide doux, prudent cl Juste, (13t.

SecexsiU' est une violente maîtresse d’«icote, 1Ü5. noblesse est une qualité dépendant d’autrui ; est en estimation bien loin au-dessous de fa vertu, 474.

noms. Chaque nation eu a quelque»-uns qui m* prennent «i ‘ mauvaise part, 140 - Il semble «pi’il y ait, en fa généalogie de» tirinces, « rUlns non»» fatalement affectés, tekL-ll est avantageux «l’avoir un nom beau el facile A prononcer

TABLE ANALYTIQUE

comme à retenir, 150.— C’en un tort de franciser tes noms latins ou de latiniser les noms fi ançais , ibid. — Application <les noms de terres aux personnes, usage vicieux; cause de confusion dans 1rs races, «51.- Différence entre le nom et la chose, 342. — Dieu ne |>eut être agrandi, mais son nom l>eut l'étre par la lténédiclion cl la louange, ibid.

Nonchalance est le vice contraire fi la curiosité, 194.

Nourrices mercenaires. On voit eu !a plupart d’entre elles s’engendrer pour les enfants empruntés une affection bâtarde plus véhémente que la naturelle, 413.

Nouveautés sont dangereuses en législation , 51 ; dans les usages et les modes, 145 ; en fait de doctrines, 514.

Olu'issance, due également ü tous rois, mais l'estime cl l’affcclioo à leur vertu seulement, (i.

Oùuvclé de l’esprit y fait naître maintes chimères, 11, 15. Omnipotence abîmerait l'homme, 515.

0])imàtrclé est sœur de la constance , au moins eu vigueur et fermeté, 403.— Est signe exprès de bêtise, 526, 007.

Otmions. Il ne faut point adopter sans examen les opinions \ ulgaires, 103.— Les opinions «|ue nous avons des choses nous, tourmentent plus que les choses mémos, 139. — ha divcrsfé des opinions prouve que les choses ne sont que ce que nous les faisons, f Md.— Toute opinion est assez forte pour se faire épouser au prix de la vie, 130.— Notre opinion donne prix aux choses, 130.— Non-seulement entre les différents hommes, mais chez le même homme, les opinions varient à t'inlini, 309.— Toutes opinions politiques peuvent être également soutenues, 304.

Orijucil glt en la pensée bien plus qu’en la langue , 903. — Est la perte et la corruption du. genre humain, 370.

Parlementer. Si le ehef d'une place assiégée doit sortir pour j parlementer, 10; ceat pendant qu’il parlemente quH doit i montrer le plus de vigilance , il ; l'heure où l’on parlemente est une heure dangereuse, 13.

Parler. Ordinairement on almo mieux parler du métier d'un autre que du sien, 35.

Parler ( le ) tardif convient mieux aux prédicateurs , le prompt aux avocats, 18. — Quel est le parler le plusagréable, 81. . .

Paroles. Vanité des paroles, 105. — La parole la plus précise peut être Interprétée de différentes manières , . Li

parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui l'écoute, 015.

Passions. Celles qui se laissent gortlcr et digérer ne sont que médiocres, fi. — Elles déterminent nos jugements, 313. — Dénaturent les objets i nos yeux, 338.

Pédants, méprisés de tous temps par les honnêtes gens, 59. — Ne logent la science qu’au bout de leurs lèvres , 01. — Empirent ce qu'on leur commet, et so font payer de l'avoir ' empiré, ni. — Ne s’entendent pas plus eux-mêmes qu’ils n'entendent autrui , fWd. — ont la mémoire assez pleine , mais le jugement entièrement creux, ibid.

Peine. Quiconque attend la peine il la souffre , et quiconque l'a méritée l’attend, 195.

Pères. Leur affection |*>ur leurs enfants plus grande que celle de leurs enfants pour eux, 1*6. — Ressemblances inexplicables de leurs enfants avec eux , laut au moral qu'au physique, 434.

Peuple. Le plus souvent on repaît ses yeux de ce do quoi il a\nit à paître son ventre, 806.

Peur engendre de terribles éblouissements, 36.

Philosof)her, c'est apprendre N mourir, 39. — C'est douter,

Philosophes. l«r» philosophes anciens paraissaient ridicules au vubntre, 59. — l.a plupart étaient plutôt pyrrlioolens que * dogmatistes# 375. — Nous donutnt souvent des conjectures

pour des vérités, 378. — Diversité de leurs opinions sur ta Divinité, 380 ; sur ta nature des choses , 386 ; sur le soh-fl , 393 ; sur l'âme, 896. — Ils obscurcissent et fablücni parfois leurs véritables opinions, pour s’accommoder à l’usage pu* blic, 899. —Il n'est aucune de nos rêveries que nous ne puissions appuyer sur l'autorité d'un philosophe, ibid.

Philos phie. ôu a grand tort de la peindre comme inaccosiltte aux enfants, 74. 70 ; il n'est non de plus gai, 74.— Elle a ce privilège de se mêler partout, 77. — Elle ne devrait être refusée ui aux festins ni aux jeux , IbkL — son extrémité est dommageable, 09. — La philosophie est une poésie sophistiquée. — Nous avons dan» la philosophie une très douce médeche, qui nous apporte à la fols plaisir et guérison, 383. — L'admiration est le fondement de toute philosophie, ITiiquêiiiou le progrès, rignorance le bout, 580.

Pitié est passion vicieuse aux stoïques , 8. plaisir inespéré nous saisit, 5. — La plupart des plaisirs nous chatouillent et embrassent pour nous étrangler, 1*4.— Le travail et le plaisir, très dissemblables de nature . s’associent pourtant d’une certaine jointure naturelle, 374.— Plaisir vénérien excessif altère la semence, 474.

Pleurer. Comme nous pleurons et rions d’une même chose,

Poésie. Quand elle est excellente, clic est au-dessus des règles et île la raison, 1 17. — offre aux femmes un genre de lecture qui leur convient, 458.— Est la vieille théologie, 5*31. PoUce (gouvernement) est comme un bâtiment de diverse* pièces jointe» ensemble ; une seule ébranlée , tout h- ( orp* s’en sent, 61. — La meilleure est pour chaque nation celle sou» laquelle elle s’est maintenue, 530.

Possible. Il ne faut pas juger ce qui l’est et ce qui ne rosi pat selon ce qui est croyable et incroyable à notre sens, 40* Précellence (supériorité) mciskuj à un homme d’hwiwur en choses frivoles, 164.

| Préilkateur. compare à l’avocat, 18; ‘bionique son art présente moins de difficultés que celui de ce dernier, 00 voit moins de prédicateurs que d’avocats payable», Ibid. Présomption. Sa définition, 350.— A deux parties, 351. — Est la mère nourrice des plus fausses opinions, Ibid.

Prières. Quelle est celle que les chrétiens devraient avoir rootinucllranciit à la bouche, 171.— Nous ne les lisons ou prononçons que par usage et par coutume, Ibid. — Devrai™* être faites plus rarement ; pourquoi, 174. — Abus que ooui en faisons , ibid. — Pourquoi les pythagoriciens voulaient qu'elles fussent publiques et entendues de tout le monde,

Princes. C’est un usage d'une grande sagesse que celui n examiner leurs actions après leur mort, 6. — Ils sont meués et ramenés eu leurs mouvements par les mêmes ressorts que nous dans les nôtres, 350.— Ils veulent aussi légèrement que nous, mais Us peuvent plus, iWd.— Ils nous font assez de bien quand Us ne .nous font point de mal , 543.—' Vo)« Empereur*, Hoi*.

Principes des choses naturelles, suivant Aristote, 395.

Profit. Il ne s’en fait aucun qu’au dommage d’autrui, 44. Proqnostication , notable exemple de La forcenée curiosité notre nature, 19.— Amusement d’esprit» aigu» et oWl*. 81. Promesses 'doivent être religieusement accomplies , *46, Ml;

seul cas où elles ne doivent point l'étre, 446,

Prudence trop circonspecte est mortelle ennemie de* haute* exécutions, 57.— Ce que c'est suivant Platon, 606.

Pudeur Irrite les désirs, 340.

Pyrrhonisme. $ a définition, 273. — Contredit indifféremment toutes 1rs opinion», ibid. — Idée fausse qu'on se forme de rameur de ce système, 374.— Est plus hardi, et, à quejj*» égards, plus vraisemblable que le système des académiciens, 309.

QiiaUh's maladives. Notre être Ml est cimenté, «39. yiuTt/tf-s. yuclqufïùis les plus terribles ool de btes* pe causes, et 1rs plus petites des clfcls bleu urriblcs,

ET RAISONNEE. 805

Raison inamine oui une très mauvaise pierre <le touche, *96 ; un instrument ployable ù toutes uicjures , 311 ; un glaive à deux tranchants, 363.

Récompenses r iemeUes. L'intelligence humaine ne saurait a' en former mie idée, SM ; ni eu concevoir les niolifs , non plus que a ux des peine», *3.

Relûjion . l.a religion chrétienne recommande expressément l'obéissance au gouvernement établi , 5*. — ta religion n’est point La véritable cause , mais seulement le prétexte des guerres de religion, 236. — S'il est vrai que chacun doive considérer comme la meilleure celle du lieu .qu'il habite, 310.

Renommée ne se prostitue pas â vil compte, 576. J

Repentance. Le vice laisse, comme un ulcère en La chair, une repentance en l'âme, 449. — La raison efface le? autres chagrins, mais elle engendre celui de la repentance, Ibkl.

Repos et gloire ne peuvent loger en meme gitc, 123.

Rrputai on. Rien de plus fortuit, 314. — Nous sommes plus désireux de grande que «le lionne réputation, 347.

Réitries sont les songes de* veillants, et pires que songes,

Rhétorique, science à persuader le peuple, 165; art de tromper et de Datler, ibid.; outil qui ne s'emploie qu’aux états malades, comme la médecine, ibid.

Richesse n’est, pas soulagement, mais changement d’affaires; produit l'avarice, ta». — .\e vaut pas une ad ver tance et sollicitude pénible, 533.

Rois. Nous devons olieissancc à tous, nous ne devons qu’aux bons notre affection et notre estime, 6. — Le langage des hommes qui vivent sous eux iwt toujours vaniteux et dépourvu de sincérité, UHd. — Sont des comédiens, 14*. — Sont quelquefois plus vils que le moindre de leurs sujets , ibid. — Ni la maladie , ni la vieillesse , ni la mort ne les épargnent plus que nous, 143. — Leurs âmes et celles des savetiers sont jetées au même inouk* , 256. — Ils doivent mourir debout , 373. — Ils n'ont rien proprement à eux, 806. — leur inciter , fait dignement , est le plus âpre et le plus difficile du monde, 814. — Ils ont besoin , plus que tous les autres hommes, de vrais et libres avertissements, 606. — Voyez Empereur, Princes.

Sage (le) est toujours content du présent, 6.— Au dedans, juge librement des choses, mais au dehors suit les façons et fermes reçues, 50 — Est citoyen du inonde, 7t.— S'inquiète peu des jugements qu'on porte sur lui , 348.

Sagesse fut ramenée du ckH par Socrate, 584. — Est un bâtiment solide et entier dont chaque pièce tient sou rang et porte sa marque, 607.

Santé est le plus l»eau cl le plus riche présent que nature nous sache faire, tut. — ta sérénité de l'âme contribue l>eaucoup à b sauté, 965.

Salit té produit dégoût, 339.

Sai'oir. Savoir par cœur n’est pas savoir, 09. — L’opinion de savoir est la peste de 11 «mime, tôt.

Savoir (le ) est plus estimé des hommes que la sagesse et b vertu, 60. — Nous ne songeons ft en faire autre chose que parade, 6t. — Nous nous bornons & prendre en garde celui d'autrui, mats il le faudrait faire nôtre, WM.

Science. L'eludc des sciences amollit et efféminé les courages plus qu'elle ne les ferrait et aguerrit, 68. — La science n'a point son vrai visage en mains viles et basses, 63. — Il faut savoir se l’approprier ,69. — La meilleure pari des sciences qui sont en usage est hors de notre usage , 74 ; nous ferions bien de ne cultiver que celles qui peuvent nous être utiles, ibid. — La science u’est point un préservatif contre les maux physiques ou moraux , 87. — Elle n’est que vanité, *71. — Beaucoup des pHosophet do l'antiquité l'ont mé-

prisée, *76. — Chaque science a ses principes présupposés, par où le jugement humain est bridé de toutes. paris , 296.

— Il n’est point vrai que b science soit un souvenir, 300.

— Science n’est autre chose que sentiment, 3*5. — L'huuiaiue science ne sc peut maintenir que par raison déraisonnable,

Secret. C'est une importune garde que celle du secret des princes, à qui n'eu a que faire, 441 .

Semence. Celle de quoi nous sommes produits porte en sol les impressions, non de b forme corporelle acutemeut, mais des pcnsciiK-nts et des inclinations de uos pères **4.

Sctm ( les ). La philosophie ne s’en rapporte pas à leur témoignage, *96. — Sont le commencement et b Un de l'humaine connaissance, 3*5.— Il est douteux que l'homme soit pourvu de tous sens naturels, ibkl. — Ils sont incertains , et falsifiables à toutes circonstances, 3*7. — Les dieux et les bcies tes ont beaucoup plus parfaits que l'homme , 330. — Leurs jugements different selon nos dispositions physiques ou morales, 331. — Souvent il» se contrarient l'un l'autre, ibkl. — Ils soûl nos propres et premiers Juges, S**.

SCrtïiil* est la plus expresse marque de b sagesse, 75.

Sbjnes peuvent exprimer les Idées aussi bien que les mots, *43.

Silence est aux grands, non-seulement contenance de respect et gravite , mais encore souvent de proiil cl de ménage ,

Société. Celle des méchants est Infortunée, 1*0. — Etre toujours en société est chose insupportable, 46*.

Solitude. Quelle est b vraie solitude, 1*1. — Pour pouvoir vivre dans b solitude, il but apprendre à y vivre, ibid. — Elle couvicnt surtout â ceux qui ont mcué une vie active, 1*2 ; cl dans b vieillesse , ibkl.; cl aux personnes qui remplissent leur courage de la certitude des promesse» divines en l'autre vie, 1*4; pour celles-ci, elle est voluptueux*, Ibid.

— La plus contraire humeur â b solitude , c'est l'ambitloo, 1*5.

Sorciers. On devrait plutôt leur ordonner de l’elleborc que de b cigué, 58*.

Sottise n'est pas chose guérissable par un trait d'avertissement, 5*0. — Se pbil plus qu’aucune raison ne se peut raisonnablement plaire, ibid.

Soumission est b plus commune façon d’amollir les cœurs de ceux qu’on a offensés, 1.

Sourds. Pourquoi les sourds de naissance ne parlent point,

Suicide. Quelquefois b fuite de b mort fait que nous y courons, 188. — 11 est particulier â l'homme, tout.

Supplices. Jamais police ue.se trouva réformée par là, 341.

Tempérance n’est pas le fléau de b volupté , c’est son assaisonnement, 0*9.

Temps. Nature nous l’a donné pour souverain médecin de nos passions, 466. — Savoir prendre le temps est b première partie en l'amour, 484.

Terreurs paniques, *7.

Théologie tient mieux son rang â part , comme reine cl dominatrice; doit être principale partout, point subsidiaire, 174. — La philosophie en est baiitik* connue servante inutile et indigne, ibid. — La vieille théologie est toute poésie,

Truldson. SI quelquefois cite i»eut être excusable, ce n’est (joe lorsqu'elle s'emploie h punir la trahison , 443, — Tel l’a commandée qui la vei»ge, 444.

Travail. Le travail elle plaisir, très dissemblables de nature, s’associent pourtant d'une certaine jointure nalutelte,

Tristesse, li faut étendre b joie , mais reimuclM r autant qu'oa peut la tristesse , 550.

Troubles politiques. Ceux qui les excitent battent cl brouilla 4 l’eau pour d’autres pécheurs , 51.

Tyran. Comment défini par Platon , 144

gOÔ TABLE ANALYTIQUE ET RAISONNÉE.

IM. «ni de nom ne peine aura Bêtre qu'm, SM.

Vncauon. U plus honorable est de sertir au publie et tire

utile S beaucoup , 554. a

ToUtancc a ses Biuites comme les autres xertus, O. — C est la (entê té, non pas des Jambes cuira bras , mais du courage et de lame, 101. — Elynwtogle de ce mot, «*.

YaicU autant de valets , auiant tTcnuemb, su. rarirti1. Il n'est aucune qualité si universelle , non Veiller. Sut re veiller est peuICtre ipietque espère de dormir, SSO. Vengeance exercée par. leslameut est mie des plus condamnables, 11.

Veriie. la» pérlpatéticlcns , éplcurleus et stoîdens peinaient l'avoir trouvée, les académiciens la Jugeaient Introuvable, les pyrrtiunlcm la cherdialcnl toujours , 51s. — Elle trouve toujours son opportunité , KO. — Ule a ses empêchements , incommodités et Incompatibilités avec nous , 588. — la vérité et le mensonge ont leurs visage» conformes, m.—voya

rendre S la seule révérence de si sainte Image, après avoir méprisé le» larmes elles jiriètes, c est I effet d'une âme forte , i. - En la vertu même , le dernier but de

notre vbec , c'est la volupté . - Est Indtgnc de sou accoin-

tance nui conlrepcse son coét et son fruit, , 30. — les plus parfaits se sont contentés d'y aspirer et de I approcher sans la posséder, fééh — La béatitude qui reluit en to venu remplit toutes scs appartenances et avenues, fhW.— Ile ses prinrqianx bienfaits est le mépris de La mort , fêld. On doit Inspirer aux entauts autaut ou |ilus d'affection que de révérence envers la vertu 15 —Le réglement c'est son outil, non pas la forée , foid — Iieliuitlon de la vertu, iwd. cl suiv. — Est chose autre et piu» nobleque la bonté, «i.-nefusc la rarllité pour eompagoc tüi. - Est désirable pour elle-même, non pour r honneur qui se tient toujours h sa suint - Est qualité plaisante et gale, 411. .

Yüemcnls. le sage se conforme pour les siens Ma mudeexfe-

(aille, 50. ... . |

y, c«. (ios plus grands vices prennent leur pli de noire plus t claire eu tance, 45. -Il fout apprendre aux enranls II les fuir, uou en leurs aclious seulemcdt. mais surtoui en leur cœur» — Ils ne noos abaudonneut polul pour cliauger

de contrée, 1». — Vice n’est que dérèglement et faute «1c mesure, 178. — Les vices sont tous pareils eu ce qu'il» sont tous vices , mais, également vices, Us ne sout pas égaux vices, 181.— lis soûl employés utilement , dans toute police, comme tes venins dans la médecine , 4 39. — Le vice laisse, comme un ulcère eu la chair, une repculance en l ime, qtM toujours s’égratigne et s'ensanglante elle-même, 440.

Fie. Notre religion u’a poiut eu de plus assuré fondement humain que le mépris de la vie, 35. — Vie longue, vie courte. C’est tout un par la mort, toid. — Le continuel ouvrage de notre vie, c'est bâtir la mort, 30. — La vie n'est de sol ni bien ni mal, c’est la place du bien et du mal, scion que voua la leur faites, Ibtd.—Oti que votre vie finisse, elle y est toute, 37. — L’uUJité de la vie n'est pas en l'espace, elle est en l'usage, iàld. — Une rte perdurabte serait plus pénible à t'humilie que n'est celle qui lui a été donnée par la nature, lùkL — l’ythagorns comparait la vie à l'assemblée des Jeux olympiques, 73.- Le vrai miroir de nos discours le cours de nos vies, 79.— tes sages accourclssent bien fort la durée de no* vies au prix de la commune opinion, 173.

Vtdttant». La souvenance des choses passées leur demeure, et Us oui perdu la souvenance de leurs r «Il tes, 16.— Doivent se retirer des affaires, *», 380. — Le meilleur acquit qu'IM puissent faire, c’est fafTeellon et amour des leurs, *10.

fin. Fait débonder les plus InUiucs secrets à ceux qui eu dût pris outre mesure, 181.

VinjtniL'. Est le vœu de la virginité le plus noble de tous loi vœut, nomme étant le plus âpre, 481.

YitageM. il semble qu'il y ait aucuns visages heureux, d’autre* malencontreux, 507.

foluptê est moins pure d’incommodités et de traverses que n'est la vertu, 30.— On doit fuir leé voluptés au prix de la vie, selon Ëpicurc , Sénèque et Saint-Hilaire, 1 10 et suiv. — \& Volupté, pour nous tromper, marche devant et nous cache sa suite, 1*4. — La volupté est qualité peu ambitieuse, 409. -Dans l’amour la volupté est vite et prikiplteuse, 403.

toyéjrs sont très utiles aux jeunes gens, 70.— Se nous guérissent point do nos vices, 120 et suiv. —.Sont, en général, un exercice profitable, MG.

Vrai (te). C’est folie de rapporter le vrai et le Taux au Jugement de notre suffisance, 85.

VU r. lijieva, dirigé par ira |»*s!oo» humaine», ne produit que des maux, 173, 371.

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