LIVRE !, CHAP. XXVI
▼ous avez nécessairement à croire des choses où il y a encores plus d’estrnngcl é qu’en ce (pie vous niez, vous vous estes desjà obligé de les abandonner. Or, ce qui me semble apporter autant de desordre en nos consciences, en ces troubles où notls sommes de la religion, c'est eeste dispensation que les catholiques font de leur creance. 11 leur semble faire bien les modérés et les entendus quand ils quittent aux adversaires aulcunsarlidesdeceulx qui sont endettât ; mais, oultre ce qu'ils ne veoyent pas quel advanlage c’est à celuy qui vous charge de commencer à luy céder et vous tirer arriéré, et combien cela l’anime à poursuy vre sa poincte, ces articles là, qu’ils choisissent pour les plus h'giers, sont aul- Cunefois très importants. Ou il làult se soubroettre du tout à l’auctorité de nostre police ecclesiastique, ou du tout s’en dispenser; ce n’est pas à nous à establir la part que nous luy debvons d’obelssance. El davantage, je le puis dire pour l’avoir essayé, ayant aultrefois usé de oeste liberté de mon chois et triage particulier, mettant à nottchalotr certains poincts de l'observance de nostre Eglise qui semblent avoir un visage ou plus vain ou plus estrange, venant à en communiquer aux immmes soavants, j’uy trouvé que ces choses là ont un fondement massif et très solide, et que ce n’est que bestise et ignorance qui nous faicl les recevoir avccqucs moindre reverence que le reste. Que ne nous souvient d combien .nous sentons de contradiction en nostre jugement mesme ! combien de choses noos servoient hier d’articles de foy, qui nous sont fables au imrd'huy ! La gloire et la curiosité sont les fléaux de nostre ame ; reste cy nous conduict à mettre le nez par tout, et celle là nous deffend de rien laisser irrésolu et indécis.