ACTE IV. SCENE III
Que de voir cette ardeur de même ardeur suivie , Ne concevoir plus d'autre envie Que de régler mes vœux sur vos désirs , Et de ce qui vous plaît, faire tons mes plaisirs. Mais d'où vient qu'un triste nuage Semble offusquer l'éclat de ces beaux yeux ? Vous manque-t-il quelque chose en ces lieux ? Des vœux qu'on vous y rend dédaignez-vous l'hommage?
psiché.
Non , Seigneur.
l'amour.
Qu'est-ce donc?Et d'où vient mon malheur? J'entends moins de soupirs d'amour que de douleur; Je vois de votre teint les roses amorties
Marquer un déplaisir secret ;
Vos sœurs à peine sont parties ,
Que vous soupirez de regret. Ah!Psiché,dedeux cœurs quand l'ardeur est lamême,
Ont-ils des soupirs diflérens ?
Et,quandon aime bien, et qn'on voit ce qu'on aime,
Peut-on songer à des parens?
PSICHÉ
Ce n'est point-là ce qui m'afflige.
l'amou r.
Est-ce l'absence d'un rival , Et d'un rival aimé, qui fait qu'on me néglige?