SCENE III
J je ridicule de Belise , dans cette scène, ne cIich queroit point la nature des folles de son espèce , si Clitandre , dans la scène quatrième du premier acte, lui avoit laissé quelque doute sur la passion qu'elle lui suppose pour elle. Mais , comme on l'a remarqué , Clitandre , en lui disant qu'il veut être pendu s'il l'aime , n'a dû lui laisser aucune confiance , et Molière , à cet égard , doit paroître audelà de la vraisemblance dont il s'est rarement écarté dans ses ouvrages importans. Cependant , il ne faut pas perdre de vue qu'en faveur du comique qui résulte d'une scène , ces règles de vraisemblance théâtrale sont forcées de s'étendre plus ou
moins , mais n'oublions pas que le rire seul en
justifie l'extension.