‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 380 sur 433 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

BERALDE, ARGAN , TOINETTE.

BERALDE.

JH É bien , mon frère , qu'en dites-vous ? Cela ne vaut-il pas bien une prise de casse l8 ?

TOINETTE

Hom ! de bonne casse est bonne ï

BERALDE.

Oh çà , voulez-vous que nous parlions un peu ensemble ?

Un peu de patience , mon frère: je vais revenir.

TOINETTE

Tenez , Monsieur , vous ne songez pas que vous ne sauriez marcher sans bâton.

ARGAN

Tu as raison.

BERALDE, TOINETTF,

TOI NETTE

N'abandonnez pas , s'il vous plaît , les intérêts de votre nièce.

BERALDE.

J'emploierai toutes choses pour lui obtenir ce qu'elle souhaite.

T OINETTE.

Il faut absolument empêcher ce mariage extravagant qu'il s'est mis dans la fantaisie; et j'avois songé en moi-même que ç/auroit été une bonne affaire de pouvoir introduire ici un médecin à notre poste, pour le dégoûter de son Monsieur Purgon , et lui décrier sa conduite *9. Mais comme nous n'avons personne en main pour cela , j'ai résolu de jouer un tour de ma tête.

BERALDE.

Comment !

TOI NETTE

C'est une imagination burlesque. Cela sera peut-être plus heureux que sage. Laissez-moi faire. Agissez de votre côté. Voici notre homme.

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