‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 44 sur 433 · ACTE II. SCENE XL · texte numérisé non relu

ACTE II. SCENE XL

GÉRONTE retenant sa bourse quilfait semblant de vouloir donner à Scapin.

Mais dis à ce Turc que c'est un scélérat. scapin tendant encore la main.

Oui.

géronte recommençant la même action.

Un infâme.

scapin tendant toujours la main.

Oui.

géronte de même.

Un homme sans foi , un voleur.

SCAPIN

Laissez-moi faire»

géronte de même.

Qu'il me tire cinq cents écus contre toute sorte de droit.

SCAPIN

Oui.

géronte de même.

Que je ne les lui donne ni à la mort, ni à la vie.

SCAPIN

Fort bien. . .

géronte de même.

Et que , si jamais je l'attrappe , je saurai me venger de lui.

SCAPIN

Oui.

GÉRONTE remettant sa bourse dans sa pocJie ^ et s'en allant.

Va , va vite quérir mon fils.

s c a p I n courant après Gérante».

Holà, monsieur.

GÉRONTE

Quoi?

SCAPIN

Où est donc cet argent ?

GÉRONTE

Ne te l'ai-je pas donné ?

SCAPIN

Non , vraiment , vous lavez remis dans votre poche.

GÉRONTE

Ah ! c'est la douleur qui me trouble Fesprit.

SCAPIN

Je le vois bien.

Que diable alloif-il faire dans cette galère ? Ah? maudite galère ! traître de Turc ! à tous les diables.

scapin seul.

Il ne peut digérer les cinq cents écus que je lui arrache; mais il n'est pas quitte envers moi , et je veux qu'il me paye en une autre monnoie ^imposture qu'il m'a faite auprès de son fils.

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