‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 5 sur 433 · VI · texte numérisé non relu

VI

18 LES FOURBERIES DE SCAPlff.

SC A PIN

Non ; mais il ne tiendra qu'à vous que je' la sache bientôt ; et je suis homme consolatif, homme à m'intéresser aux affaires des jeunes gens.

octave.

Ah ! Scapin, si tupouvois trouver quelque invention 3 forger quelque machine , pour me tirer de la peine où je suis , je croirois t'être redevable de plus que de la vie.

SCAPIN

A vous dire la vérité , il y a peu de choses qui me soient impossibles , quand je m'en veux mêler. J'ai sans doute reçu du ciel un génio assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d'esprit , de ces galanteries ingénieuses , à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies; et je puis dire , sans vanité, qu'on n'a guère vu d'homme qui fût plus habile ouvrier de ressorts et d'intrigues , qui ait acquis plus de gloire que moi dans ce noble métier. Mais, ma foi, le mérite est trop maltraité aujourd'hui ,- et j'ai renoncé à toutes choses, depuis certain chagrin d'une affaire qui m'arriva.

OCTAVE

Comment ? quelle affaire , Scapin?

SCAPIN

Une aventure où je me brouillai avec la Justice^

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