ACTE III. SCENE IL io
dreàtoi à pari air insolcntement. Ah ! peste soit du baragouineux ! Ah !
géronte sortant sa tête hors du sac.
Ah! je suis roué.
Ah ! je suis mort.
GÉRONTE
Pourquoi diantre faut-il qu'ils frappent sur mon dos ?
se A pin lui remettant la tête dans le sac. Prenez garde ; voici une demi - douzaine de soldats tout ensemble.
(contrefaisant la voix de plusieurs personnes .) Allons , tâchons à trouver ce Géronte j cherchons par- tout. N'épargnons point nos pas. Courons toute la ■ville. N'oublions aucun lieu. Visitons tout. Furetons de tous les côtés. Par oh irons- nous'! Tournons par là. Non , par ici. A gauche. A droite. Nenni. Si fait.
(à Géronte , avec sa voix ordinaire \ J Cachez- vous bien. Ah ! camarades > voici son valet. Allons } coquin , il faut que tu nous enseignes oh est Ion maître. Hé! messieurs , ne me maltraitez point. Allons, dis-nous ou il est. Parle. Hâte - foi. Expédions. Dépêche vite. Tôt. Hé ! messieurs , doucement.
( Géronte met doucement la tête hors du sac ,
et app.rroif la fourbe fie de Scapin.J Si tu ne nous fais trouver ton maître tout-à-
io4 LES FOURBERIES DE SCAPIN.
V heure, nous allons faire pleuvoir sur toi une ondée de coups de bâton. J'aime mieux souffrir toute chose, que de découvrir mon maître. Nous allons f assommer. Faites tout ce qu'il vous plaira. Tu as envie d'être battu ? Ah !
tu en veux tâter? Voilà Oh !
( Comme il est prêt de frapper , Géronte sort
du sac , et Scapin s'enfuit.
GERONTE seul.
Àh, infâme ! ah , traître ! ah, scélérat ! C'est ainsi que tu m'assassines?