‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 79 sur 433 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Mon fils, si j'eus jamais sur toi quelque crédit,

Et si jamais je te fus chère j Si tu portes un coeur à sentir le dépit

Qui trouble le cœur d'une mère

Qui si tendrement te chérit , Emploie , emploie ici l'effort de ta puissance

A soutenir mes intérêts ;

Et fais à Psiché , par tes traits ,

Sentir les traits de ma vengeance»

Pour rendre son cœur malheureux , Prends celui de tes traits le plus propre à me plaire ,

Le plus empoisonné de ceux

Que tu lances dans ta colère.

Pu plus bas , du plus vil , du plus affreux mortel , Fais que , jusqu'à la rage , elle soit enflammée, Et qu'elle ait à souffrir le supplice cruel

D'aimer et n'être point aimée.

l'amour.

Dans le monde on n'entend que plaintes de l'Amour; On m'impute par-tout mille fautes commises, Et vous ne croiriez point le mal et les sottises

Que l'on dit de moi chaque jour.

Si pour servir votre colère. . . .

VÉNUS

Va, ne résiste point aux souhaits de ta mère ;

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