PROLOGUE
Mon fils, si j'eus jamais sur toi quelque crédit,
Et si jamais je te fus chère j Si tu portes un coeur à sentir le dépit
Qui trouble le cœur d'une mère
Qui si tendrement te chérit , Emploie , emploie ici l'effort de ta puissance
A soutenir mes intérêts ;
Et fais à Psiché , par tes traits ,
Sentir les traits de ma vengeance»
Pour rendre son cœur malheureux , Prends celui de tes traits le plus propre à me plaire ,
Le plus empoisonné de ceux
Que tu lances dans ta colère.
Pu plus bas , du plus vil , du plus affreux mortel , Fais que , jusqu'à la rage , elle soit enflammée, Et qu'elle ait à souffrir le supplice cruel
D'aimer et n'être point aimée.
l'amour.
Dans le monde on n'entend que plaintes de l'Amour; On m'impute par-tout mille fautes commises, Et vous ne croiriez point le mal et les sottises
Que l'on dit de moi chaque jour.
Si pour servir votre colère. . . .
VÉNUS
Va, ne résiste point aux souhaits de ta mère ;