ACTE III, SCENE VL aSi
quoi il nous oblige, et cette suspension d'un jour v que ma reconnoissance lui demande, ne fera qu'augmenter Tardeur que j'ai de le satisfaire. Don Juan , vous voyez que j'ai soin de vous rendre le bien que j*ai reçu de vous; et vous devez par là juger du reste, croire que je m'acquitte avec même chaleur de ce que je dois, et que je ne serai pas moins exact à vous payer l'injure que le bienfait. Je ne veux point vous obliger ici à expliquer vos sentimens, et je vous donne la liberté de penser à loisir aux résolutions que vous avez à prendre. Vous connoissez assez la grandeur de l'offense que vous nous avez faite , et je vous fais juge vous-même des réparations qu'elle demande. Il est des moyens doux pour nous satisfaire : il en est de violens et de sanglans ; mai« enfin , quelque choix que vous fassiez , vous m'avez dûfnné. parole de me faire faire raison pardon Juan. Songez à me la faire, je vous prie , et vous ressouvenez que , hors d'ici , je ne dois plus qu'à mon honneur.
D. JTTAir.
Je n'ai rien exigé de vous, et vous tiendrai ce que j'ai promis. ' *
D. CARLOS
Allons , mon frère, tfn moment de douceur ne fait aucune injure à la sévérité de notre devoir.
aJ2 LE FESTIN DE PIERRE, *