‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 166 sur 310 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

DON JUAN, SGANARELLE, RÀGOTIN

D. JUAN 9 àSganarelle.

Quoi qu'il en soit, laissons cela. C'est une baga-* telle , et nous pouvons avoir été trompés par un faux jour, ou surpris de quelque vapeur qui nous ait troublé la vue.

SGAITARELLE.

Éh, monsieur! ne cherchez point à démentir ce que nous avons vu des yeux que voilà. Il n'est rien de plus véritable que ce signe de tête ; et je ne doute point que le ciel , scandalisé de votre vie , n'ait produit ce miracle pour vous convaincre, et pour vous retirer de....

D. JUAW.

Écoute. Si tu m'importunes davantage de tes sottes moralités, si tu me dis encore le^ moindre mot làdessus, je vais appeler quelqu'un, demander un nerf de bœuf, te faire tenir par trois ou quatre, et te rouer de mille coups. M'entends-tu bien ?

SGANARELLE

Fort bien , monsieur , le mieux du monde. Vous vous expliquez clairement ; c'est ce qu'il y a de bon iiL 17

2à58 LE FESTIN DE PIERRE,

en vous , que vous n'allez point chercher de détours ; vous dites les choses avec une netteté admirable.

D. JUAir.

Allons , qu'on me fasse souper le plus tôt que Ton pourra. Une chaise, petit garçon.

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