‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 165 sur 310 · GANA11£LL · texte numérisé non relu

GANA11£LL

C'est une chose dont il n*a pas besoin, je crois.

D. lÙAir.

Demande-lui , te dis-je.

SGANARELLE

Vous moquez^vous ? Ce seroit être fou que d'aller parler à une statue.

D. JUAW.

Fais ce que je te dis.

SGAKARELLE.

Quelle bizarrerie ! Seigneur Commandeur. . . . (à part.) Je ris de ma sottise ; mais c'est mon maître qui me la fait faire, (haut.) Seigneur Commandeur, mon maître , don Juan , vous demande si voUs voulez lui faire Tlionneur de venir souper avec lui. (La statue

baisse la tète. ) Ah !

D. JUAN

Qu'est-ce? qu'as-tu? dis donc. Veux^tu parler?

SGANARELLE , baissant la tête comme la statue.

La statue....

D. JVILTX.

Eh bien ! que veux-tu dire , traître ?

SGANARELLE

Je vous dis que la statue....

D. JUAN

Eh bien ! la statue ? Je t'assomme , si tu ne parles.

SGANARELLE

La statue m'a fait signe.

D. JUAN

La peste ! le coquin !

a56 LE FESTIN DEPIERRE,

SGAITASELLB,

Elle m'a fait signe , vous dis«je , il n'est rien de plus vrai. Allez-voUs-en lui parler vous-même pour voir. Peut-être....

D. JUAN

Viens, maraud^ viens. Je te veux bien faire toucher au doigt ta poltronnerie, prends garde. Le seigneur Commandeur voudroit-il venir souper avec

moi ? ( La statae baUsejencore la tête. )

SGA.NARELLE.

Je ne voudrois pas en tenir dix pistoles. £h bien ^

D. JUAK.

Allons , sortons d'ici.

SGANABEIiLË, seoL

Voilà de mes esprits forts , qui ne veulent rieu croire.

FIN DU TROïSièME ACTE.

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