‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 189 sur 310 · ACTE V, SCENE III. a · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III. a

désormais, par une austère conduite, tous les déréglemens criminels oîi nf a porté le feu d'une aveugle jeunesse.

D. CARLOS

Ce dessein , don Juan, ne choque point ce que je dis ; et la compagnie d'une femme légitime peut bien s'accommoder avec les louables pensées que le ciel vous inspire.

Hélas ! point du tout. C'est un dessein que votre sœur elle-même a pris; elle a résolu sa retraite, et nous avons été touchés tous deux en même temps.

B. CARLOS

Sa retraite ne peut nous satisfaire , pouvant être imputée au mépris que vous feriez d'elle et de ncrtre famille ; et notre honneur demande qu'elle vive avec vous.

D. JUAN

Je vous assure que cela ne se peut. J'en avois , pour moi, toutes les envies du monde, et je me suis, même encore aujourd'hui, conseillé au ciel pour cela; mais, lorsque je l'ai consulté, j'ai entendu une voix qui m'a dit que je ne devois point songer à vatre sœur, et qu'avec elle assurément je ne ferois point mon salut.

D. CARLOS

Croyez-vous , don Juan , nous éblouir par ces belles excuses ?

D. JUAN

J'obéis à la voix du ciel.

a86 LE FESTIN DE PIERRE,

D. CARLOS

Quoi ! Yous voulez que je me paye (Tan semblable discours «^

C'est le ciel qui le veut ainsi.

D. CARLOS

Vous aurez fait sortir ma sœur d'un couvent pour la laisser ensuite ?

D. JUAN

Le ciel Fordonne de la sorte.

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