M. GUILLAUME
Et combien donc en vouliez-vous avoir ?
SGAKARELLE.
Elle est morte, monsieur Guillaume, mon ami.
Cette perte m'est très sensible , et je ne puis m'en ressouvenir sans pleurer. Je n'étois pas fort satisfait de sa conduite , et nous avions le plus souvent dispute ensemble; mais enfin, la mort rajuste toutes choses. Elle est morte ; je la pleure. Si elle étoit en vie , nous nous querellerions. De tous les enfiins que
IIL %o
*3o6 LAMOUR MÉDECIN,
le ciel m'a donnés , il ne m'a laissé qu'une fille , et cette fille est toute ma peine. Car enfin , je la vois dans une mélancolie la plus sombre du monde , dans une tristesse épouvantable , dont il ny a pas moyen de la retirer, et dont je ne saurois même apprendre la cause. Pour moi, j*en perds l'esprit, et j'aurois besoin d'un bon conseil sur cette matière, (à Lucrèce.) Vous êtes ma nièce; (àAmime.) vous, ma voisine;
(&M.GailIaaineetà]ML Joflse.) et VOUS, mCS COmpèrCS et
mes amis ; je vous prie de me conseiller tout ce que je dois faire.
H. IQS$E.
Pour moi , je tiens que la braverie, que l'ajustement est la chose qui réjouit le plus les filles; et si j'étois que de vous % je lui acfaèlerois, dès aujourd'hui» uae belle garniture de diamans, ça de rubi$, ou d'éweraud^s.
^. crU|Ll4A.lJMI^.
Et moi , si j'étois en votre place 9 j'^Qbèteroi$ une belle tenture de tapisserie de verdure , ou à person*nages, que je ferois mettre 'dans sa chambre pour hii réjouir l'esprit et la vue.
AMIKTB.
Pour moi, je ne ferois pas tant de façon. le la marierois fort bien , et le phis tôt que je pourroia, avec cette personne qui vous la fît , dit-on , demander, il y a quelque temps.