‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 199 sur 310 · LUCINDE, SGANARELLE · texte numérisé non relu

LUCINDE, SGANARELLE

SGAirAR£ï,LE.

ÂH ! voilà ma fille qui prend Tair. Elle ne me voit paâ: Elle soupire. Elle lève les yeux au cieL Dieu vous garde. ( à Lncinde.) Bonjour, ma mie. Eh bien, qu'est-ce? Comme vous en va ^? Eh quoi! toujours triste et mélancolique comme cela , et tu ne veux pas me dire ce que tu as? Allons donc, découvre-moi ton {letit cœur. Là, ma pauvre mie, dis, dis; dis tes petites pensées à ton petit papa mignon. Courage: veux-tu que je te baise ? Viens, (à part.) J'enrage de la voir de cette humeur-là. (àLacmde.) Mais, dis-moi, me veux-tu faire mourir de déplaisir, et ne puis-je savoir d'où vient cette grande langueur? Découvrem'en la cause, et je te promets que je ferai toutes choses pour toi. Oui , tu n'as qu'à me dire le sujet dé ta tristesse; je t'assure ici et te fais serment qu'il n'y a rien que je ne fasse pour te satisfaire : c'est tout dire. Est-ce que tu es jalouse de quelqu'une de tes compagnes que tu voies plus brave que toi, et seroit-il quelque étoffe nouvelle dont tu voulusses avoir un habit? Non. Est'i-ce que ta chambre ne te semble pas assez parée, et que tu souhaiterois quelque cabinet de la foire Saint-Laurent? Ce n'est pas cela. Aurois-tu envie d'apprendre quelque chose, et veux-tu que je te donne un maître pour te mon-

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