ACTE II, SCENE II. 3ai
M. TOMES
Mais.... Nous allons consulter ensemble.
SGAFARELLE.
Allons, faites donner des sièges.
LISETTE, â M. Thoméi.
Ah , monsieur ! vous en êtes ?
SGANARELLE, à Lisette.
De quoi donc connoissez-vous monsieur?
LISETTE
De l'avoir vu l'autre jour chez la bonne amie de madame votre nièce. .
]tf. TOMJÉS.
Comment se porte son cocher?
LISETTE
Fort bien. Il est mort.
M. TOMES
Mort?
LISETTE
Oui.
Mi THOMES.
Cela ne se peut.
LISETTE
Je ne sais pas si cela se peut , mais je sais bien que cela est.
M. TOMES
Il ne peut pas être mort, vous dis-je.
LISETTE
Et moi , je vous dis quMl est mort et enterré.
M. TOMJÉS.
Vous vous trompez.
LISETTE
Je Tai vu.
M. TOMJIs.
Cela est impossible^ Hippocrate dit que ces sortes de maladies ne se terminent qu'au quatorze ou au vingt-un ; et il n'y a que six jours qu'il est tombé malade.
LISETTE
Hippocrate dira ce qu'il lui plaira, mais le cocher est mort.
SGAir ARELLE.
Paix, discoureuse. Allons, sortons d'ici. Messieurs , je vous supplie de consulter de la bonne manière. Quoique ce ne soit pas la coutume de payer auparavant , toutefois , de peur que je ne l'oublie , et afin que ce $oit une affaire faite, voici.... (il leur donne
de Targent , et chacun , en le recevant , fait un geste différent. }