‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 210 sur 310 · SCÈNE IlL · texte numérisé non relu

SCÈNE IlL

MESSIEURS DESFONANDRÉS, TOMES,.

MACROTON, BAHIS. ( Ua s asseyent et toussent. )

M. DESFONANDRIÊS.

Paris est étrangement grand , et il faut faire de longs trajets quand la pratique donne un peu.

M. TOMES

Il faut avouer que j'ai une mule admirable ^our cela , et qu'on a peine à croire le chemin que je lui fais faire tous les jours.

iîCTE II, SCENE ni. 3i3

J ai un cheval merveilleux , et c est un animal infatigable.

M. TOHÉ^.

Savez-vous le chemin que ma mule a fait aujourd'hui? J'ai été, premièrement, tout contre l'Arsenal y de l'Arsenal au bout du faubourg Saint-Germain, du faubourg Saint Germain au fond du Marais , du fond du Marais à la porte Saint-Honoré, de la porte Saint-Honoré au faubourg Saint-Jacques, du faubourg SaintJ,acques à la pprte de Richelieu , de la porte de Richelieu ici, d'ici. je dois aller encore à la Place-Royale.

M. DESFONANDRÉS,

Mon cheval a fait tout cela aujourd'hui ; et , de plus , j'ai été à Ruel voir un malade.

M. TOMES

Mais , à propos , quel parti prenez-vous dans la querelle des deux médecins , Théophraste et Artémius ? car c'est une affaire qui partage tout notre corps. I

M. DESFONAWDRÉS.

Moi , je suis pour Artémius.

M. TOMES

Et moi aussi. Ce n'est pas que son avis, comnv? on a vu , n'ait tué le malade , et que celui de Théophraste ne fût beaucoup meilleur assurément ; mais enfin, il a tort dans les circonstances, et il ne devoit pas être d'un autre avis que son ancien. Qu'en dhesvous ?

334 L'AMOUR MÉDEGIJf^

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