LA PRINCESSE, AGLANTE, CINTHIE, PHILIS
OoT, j'aime à demeurer dans ces paisibles lieux; On n'y découvre rien qui n'enchante les yeux, Et de tous nos palais la savante structure Cède aux simples beautés qu'y forme la nature. Ces arbres, cçs rochers, cette eau, ces gazons frais, Ont pour moi des appas à ne lasser jamais.
AGLANTE
Je chéris comme vous ces- retraites tranquilles. Oïl l'on se vient sauver de l'embarras des villes. De mille objets charmans ces lieux sont embellis ; Et ce qui doit surprendre, est qu'aux portes d'Élis La douce passion de fuir la multitude Rencontre une si belle et vaste solitude.
Mais, à vous dire vrai, dans ces jours éclalans Vos retraites ici me semblent hors de temps, Et c'est fort mal traiter l'appareil magnifique Que chaque prince a fait pour la fête publique. Ce spectacle pompeux de la course des chars Devoit bien mériter l'honneur de vos regards.