‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 223 sur 310 · ACTE m, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE VI

et, si vous voulez que je vous dise ueUement les choses comme elles sont^ cet habit n'est qu'un pré* texte inventé , et je n'ai fait le médecin que pour m'approcher de vous , et ohtenir plus facilement ce que je souhaite.

C'est me donner des marques d'un amour bien tendre , et j'y suis sensible autant que je puis.

SGANARELLE, àpart.

O la folle! ô la folle! ô la folle!

LUGINDE.

Vous voulez donc bien , mon père , me donner monsieur pour époux?

SGAirARELLE.

Oui. Çà , donne-moi ta main. Donnez-moi aussi un peu la vôtre , pour voir.

CLITANDRE

Biais, monsieur....

s G A nr A R E II L B , étouffant de rire.

Non , non , c'est pour.... pour lui contenter Tesprit. Touchez là. Voilà qui est fait.

GLITANDRE.

Acceptez y pour gage de ma foi , cet anneau que je vous donne* (baiy àSgaoareiie.) C'est un anneau constellé , qui guérit les égaremens d'esprit.

LUGINDE.

Faisons donc le contrat , afin que rien n'y manque.

CLiTAlTDRE.

Hélas ! je le veux bien, madame. ( Va» , • sgaiMreUe.)

344 L'AHOUR MiKDECIN,

Je vais Êiire monter Thomme qui écrit mes remèdes

et lui faire croire que c'est un notaire.

SGAirAREI.LJ&

Fort bien.

CLfTAlTDRE.

Holà! Faites monter le notaire que j'ai amené avec moi.

LUCINDE

Quoi ! vous aviez amené un notaire ?

GLITAH DRE.

Oui, madame.

LUGIKBE.

J'en suis ravie.

SGAITARELLE.

O la folle !ô la folle!

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