‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 243 sur 310 · ACTE I,fecENE IL · texte numérisé non relu

ACTE I,fecENE IL

ALGESTE, baa,à part.

La peste^le ta chute ^ empoisooneur au diable ! ^ En eusoes4tt fait une à te casser le nez 1

PHILIITTE.

Je n'ai jamais oui de vers si bien tournés.

ALCESTE, bat, àpart.

Morbleu !

aHONTBf liPhiltate.

Vous me flattez, et^ous croyez peut-être....

PHILINTE

Non, je ne flatte point.

ALGESTE, bas, àpart.

Hé, que fais-tu donc, traître ?

ORONTE, àAlMat*.

Mais, pour vous, vous savez quel est notre traité. Parlez-moi, je vous prie, avec sincérité.

ALCESTE

Monsieur, cette matière est toujours délicate.

Et sur le bel esprit nous aimons qu'on nous flatte.

Mais un jour, à qudqu'un dont je tairai le nom ,

Je disois , en voyant des vers de sa façon ,

Qu'il faut qu'un galant homme ait toujours grand empire

Sur Ie# démangeaisons qui nous prennent d'écrire ;

Qu'il doit tenir la bride aux grands ^mpres8emens

Qu'on a de faire éclat de tels amusemens ;

Et que, par la chaleur de montrer ses ouvrages ,

On s'expose à jouer de mauvais personnages.

OROirTB.

Est*ce que vous voulez me déclarer par là Que j'ai tort de vouloir....

384 LE MISAN^THROPE,

Al^GESTE.

. Je ne dis pas. cela.

Mais je lui disois, moi , qu'un froid écrit assomme , Qu'il ne faut que ce foible à. décrier un homme; Et qu'eût-on d'autre part cent belles qualités, On regarde les gens par leurs médians côtés. >

ORONTE

Est-ce qu'à mon sonnet vous trouvez à redire ?

ALCESTE

Je ne dis pas cela. Mais pour ne point écrire. Je lui mettois aux yeux comme dans notre temps Cette soif a gâté de fort honnêtes gens.

OROSTTE.

Est-ce que j'écris mal, etleur ressemblerois-je?

Je ne dis pas cela. Mais enfini, lui. disois-je.

Quel besoin si pressant avez- vous de rimer?

Et qui diantre vous pousse à vous faire imprimer?

Si l'on peut pardonner l'essor d'un mauvais livre,

Ce n'estqu'aux malheureux qui composent pour vivre.

Croyez-moi. Résistez. à vos tentations,

Dérobez. au publie ces occupations;

Et n'allez point quitter, de quoi que l'on vous somme ,

Le nom que , dans la cour , vous avez d'honnête homme,

Pour prendre deia main d'un avide imprimeur.

Celui de ridicule et misérable auteur.

C'est ce que je tâchai de lui faire comprendre.

QHONTE.

Voilà qui va fort bien , et je crois vous entendre. Mais ne puis-je savoir ce que dans mon sonnet,...

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