‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 250 sur 310 · ÉLIANTE, PHILINTE, ACASTE, CLITANDRE, ALCESTE, CÉLIMÈNE, BASQUE · texte numérisé non relu

ÉLIANTE, PHILINTE, ACASTE, CLITANDRE, ALCESTE, CÉLIMÈNE, BASQUE

ELIANTE, à Célimène.

Voici les deux marquis qui montent avec nous. Vous l'est-on venu dire?

CÉLIMÈNE

( à Basqne. )

% Oui. Des sièges pour tous.

( Basque donne dés sièges , et sort.) ( à Alceste. )

Vous n'êtes pas sorti?

ALCESTE

Non; mais je veux, madame,' Ou pour eux , ou pour moi , faire expliquer votre âme.

CELIMÈNE.

Taisez-vous.

ALGESTE.

Aujourd'hui vous vous expliquerez.

CELIMÈNE.

Vous perdez le sens.

ALGESTE.

Point. Vous vous déclarerez.

Ah!

ALGESTE.

Vous prendrez parti.

CELIMENE.

Vous vous moquez, je pense.

ALGESTE.

Non. Mais vous choisirez ; c'est trop de patience.

GLITAWDRE.

Parbleu , je viens du Louvre , où Cléonte , au levé, Madame , a bien paru ridicule achevé.

N*a-t-il point quelque ami qui pût, sur ses manières, D'un charitable avis lui prêter les lumières?

GÉLIMÈIf E.

Dans le monde, à vrai dire, il se barbouille fort; Partout il porte un air qui saute aux yeux d'abord; Et lorsqu'on le revoit après un peu d'absence, On le retrouve encor plus plein d'extravagance.

AGASTE.

Parbleu , s'il faut parler des gens extravagans , Je viens d'en essuyer un des plus fatigans; Damon le raisonneur, qui m'a, ne vous déplaise, Une heure , au grand soleil , tenu hors de ma chaise.

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