‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 249 sur 310 · CÉLIMÈNE, ALCESTE · texte numérisé non relu

CÉLIMÈNE, ALCESTE

ALCESTE

Quoi ! l'on ne peut jamais vous parler tête à tête? A recevoir le monde, on vous voit toujours prête? Et vous ne pouvez pas , un seul moment de tous , Vous résoudre à souffrir de n'être pas chez vous?

CiLIMÈNE.

Voulez-vous qu'avec lui je me fasse une affaire ?

ALCESTE

Vous avez des ëgards qui ne sauroient me plaire.

CÉLIMÈNE

C'est un homme à jamais ne ipe le pardonner, S'il sa voit que sa vue eût pu m'importuner.

ALCESTE

Et que vous fait cela , pour vous gêner de sorte....

CÉLIMÈNE

Mon Dieu , de ses pareils la bienveillance importe ;

Et ce sont tie ces gens qui, je ne sais comment, Ont gagné, dans la cour, de parler hautement. Dans tous les entretiens on les voit s'introduire; Ils ne sauroient servir, mais ils peuvent vous nuire; Et jamais, quelque appui qu'on puisse avoir d'ailleurs, On ne doit se brouiller avec ces grands brailleurs.

ALCESTE

Enfin , quoi qu'il en soit, et sur quoi qu^on se fonde , Vous trouvez desraisonspoùr soufFrirtoutle monde ; Et les précautions de votre jugement.,..

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