SCÈNE IIL
* * L'auteur anonyme de la Connoissance des beautés et des défauts de la Poésie, etc. a fait une remarque bien peu réfléchie sur un vers de cette scène ; voici comment il le cite, page i3o:
Et ses soins tendent tous pour accrocher quelqu'un.
Les soins peuvent tendre à quelque chose, dit-il, mais
non pour quelque chose. Cette observation n*auroit pas eu lieu si l'on ayoit voulu prendre garde que la faute n'est pas de Molière, qui a écrit .
Et ses soins tentent tout
Pour accrocl^er quelqu'un , sans en venir à bout.
Pourquoi de deux moitiés de vers n'en faire qu'un ? Pourquoi tendent au lieu de tentent ? Pourquoi tous au lieu de tout? £stH;e là ce qu'on appelle instruire les étrangers? Cette singulière inexactitude peut , avec raison , inspirer quelque défiance pour les décisions d'un ouvrage dont l'auteur n'a point osé se faire connoitre. *