MORDIT
Ma foi , madame , vous ne feriez pas mal , il le mériteroit bien ; mais , à vous dire vriai , je doute ^ fort que vous y puissiez réussir.
LA PRlirCESSE.
Gomment!
MoiHO];r.
Gomment? c'est le p/lus orgueilleux petit vilain
que vous ayez jamais vu. Il lui semble qu'il n'y «jR
personne au monde qui le mérite , et que la terre
n'est pas digne de le porter.
MaiS' encore , ne t'a-t-il point parlé de moi ?
MORON
Lui ? non.
Il ne t'a rien dit de ma voix et de ma danse ?
MORON
Pas le moindre mot.
LA PRINlCESSE.
Certes, ce mépris est choquant, et je ne puis souffrir cette4iauteur ^ange de ne rien estimer.
HORON
il n'estime et n'aime que lui.
Il n'y a rien que je ne fasse pour le soumettre comme il faut.