I.*ÉTÉ
Surpris un peu trop promptement , J'apporte à cette fête un léger- ornement :
Mais avant que ma saison passe , Je ferai faire à vos guerriers Dans les campagnes de la Thrâce Une ample moissons de lauriers. ^
l'avtovke.
Le Printemps , orgueilienx de la beauté des fleurs
Qui lui tombèrent en partage , Prét^id de cette fête avoir tout l'avantage , £t nous croit obscurcir par ses vives couleurs; Mais vous vous souviendrez, princesse sans seconde, De ce fruit précieux qu'a produit ma saison.
Et qui croît dans votre maison , Pour faire quelque jour les délices du monde.
x' HIVER,
La neige, les glaçons que j'apporte en ces lieux. Sont .les mets les moins précieux ; Mais ils sont des plus nécessaires Dans une fête où mille objets charmans, De Içurs oeillades meurtrières.
Font naître tant d'embrasemens.
j DIAKE.
Nos bois, nos rochers» nos montagnes, Tous nos chasseurs, et mes compagnes Qui m'ont toujours rendu des honneurs souverains ,
Depuis «pie parmi nous ils tous ont va paroitre ,
Ne veulent plus me reconnoitre ; Et, chargés de présens, viennent avecque moi . Vous porter -ce tribut pour marque de leur foi. Les habitans lé|«i« de cet hmiPMix bocage , De tomber dans vos rets font leur sort le ptos doux ,
£t n*estiment rien davAutn^e
Que l'beur de périr de vos coups.
Amour, dont vous ayez la grâce et le visage y
A le même secret que vous.