‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 74 sur 310 · TROISIEME JOURNÉE · texte numérisé non relu

TROISIEME JOURNÉE

Le parfum des zéphyrs, le murmure d«s eaux.

De nos tendres amours les douces airenturesy

M'ayoient fait oublier ces (uoestes aug^ures ,

Quand le songe cruel dont je me sens troubler»

Ayec tant de fureur les Tint renouveler.

Chaque instant, je crois voir mes forces terrassées»

Mes gardes égorgés, et mes prisons forcées;

Je crois foir mille amans, par mon art transformés»

D'une égale foreur à ma perte animés.

Quitter, en même ten^ » leurs troncs et leurs fetuMaget,

Dans le juste dessein de yenger leurs outrages;

£t je crois yoûr enfin mon aimable Roger,

De ses fers méprisés prêt à se dégager.

ciLiB.

La crainte en votre esprit s'est acquis trop d'empire. Vous régnez seule ici , pour y ous seule on soupire ;, Rien n'interrompt le cours de yos contentemens. Que les accens plaintifs de vos tristes amans ; Logistille et ses gens, chassés de nos campagnes. Tremblent encor de peur , cachés dans leurs montagnes ; Et le nom de Mélisse , en ces lieux inconnu » Par yos augures seuls jusqu'à nous est yenu.

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