SCENE VL i4i
jesoutiendrai mon opinion jusqu'à la dernière goutté de mon encre.
Pui&-je....
PANCRACE) daméme.
Oui, je défendrai cette propositioDi , pugnis et calcibus , unguibus et rostro.
SGANARELLE
Seigneur Aristote, peuil-on savoir. ce qui vous met si fort en colère ? '
PAirCRAGE.
Un sujet le plus juste du monde.
SGANARELLE
Et quoi encore?
PANCRACE
Un ignorant m'a voulu soutenir une proposition erronée , une proposition épouvantable , effroyable^ exécrable.
SGANARELLE
Puis-je demander ce que c'est?
PANCRACE
Ah , seigneur Sgan^relle ! tout est renversé aujourd'hui , et le monde est tombé dans une corruption générale. Une licence épouvantable règne par»
tout ; et les magistrats , qui sont établis pour maintenir l'ordre dans cet état, devroient mourir.de honte, en souffrant un scandale aussi intolérable que celui dont je veux parler.
Quoi donc?
i4a LE MARIAGE FORCÉ,
PANCRACE
N'est-ce pas une chose horrible , une chose qui crie vengeance au ciel , que d'endurer qu'on dise publiquement la forme d'un chapeau ?
SGANAREX.XE.
Comment?
PAHGRAGE. .
Je soutiens qu'il faut dire la figure d'un chapeau, et non pas la forme. D'autant qu'il y a cette différence entre la forme et la figure , que la forme est la disposition extérieure des corps qui sont animés ; et la figure , la disposition extérieure des corps qui sont inanimés ; et puisque le chapeau est un corps inanimé , il faut direla figure d'un chapeau, et non
pas la forme* ( m retoumant encore da côté par on il est entré. )
Oui , ignorant que vous êtes , c'est ainsi qu'il faut parler ; et ce sont les termes exprès d'Aristote dans le chapitre de la qualité.
SGAITARELLE, ipart.
Jepensoisqiie^outfut p^rdu. (à Pancrace.) Seigneur docteur , ne songez plus à tout cela. Je....
PAirCRACE.
Je suis dans une colère que je ne me sens pas.
- S(ÏAN'ARELL£.
Laissez la forme et le chapeau en paix. J'ai quelque <^se à vous communiquer. Je.. .
PANCRACE
Impertinent!
SGANARELLE
De grâce, remettez-vous. Je..,.