‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 97 sur 310 · SCENE VIII. i · texte numérisé non relu

SCENE VIII. i

vous voilà bien nettement , et il n'y a point de me semble à tout cela. Laissons ces subtilités, je vous prie , et parlons de mon affaire. Je viens vous dire que j'ai envie de me marier.

Je n'en sais rien.

SGAITARELLE.

Je vous le dis.

HARPHU AIUS.

Il se peut faire.

SGAITARJîlLLE.

La fille que je veux prendre est fort jeune et fort belle.

MARPHURIUS

Il n'est pas impossible.

SGANARELLE

Ferai-je bien, ou mal, de l'épouser?

MARPHURIUS

L'un ou l'autre.

SGANARELLE, à part.

Ah, ah! voici une autre musique. ( a Marphnrins. ) Je vous demande si je ferai bien d'épouser la fille dont je vous parle ?

MARPHURIUS

Selon la rencontre.

SGANARELLE

Ferai-je mal?

Par aventure.

SGAITARELLE.

De grâce, répondez-moi comme il j^^ut.

i54 LE MARIAGE FORCÉ,

HARPHURICS.

C'est moQ dessein.

J'ai une grande inclination pour la fille.

HARPHUniUS.

Cela peut être.

Le père me Ta accordée.

MARPHURIU^.

Il se pourroit.

SGAWARKLLÊ.

Mais, en l'épousant, je crains d'être cocu.

M ARPHURIUS.

La chose est faisable.

SGANARELLE

Qu'en pensez-vous ?

HARPHURIUS.

Il n'y a pas d'impossibilité.

SGASCfARELLE.

Mais que feriez-vous si vous étiez à ma place?

, MARPHURIUS

Je ne sais.

SGAITARELLE.

' Que me conseillez-vous de faire ?

MARPHURIUS

Ce qui vous plaira.

SGANARELLE

J'enrage.

MARPHtrRins.

Je m'en la^e les mains.

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