‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 137 sur 341 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Dans qnel cas il faut suivre , à l'égard des mAages , les lois de la religion ; et dans quel cas il faut suirre les lois civiles.

Il est arrivé dans tous les pays et dans tous les temps que 1^ religion s^est mêlée des mariages. Dès que de certaines choses ont été regardées coinme impures ou illicites , et que ce-* pendant elles étoient nécessaires, il a bien Êillu ^ y appeler la religion pour les légitimer dans un cas, et les réprouver dans les autres.

D^un autre côté, les mariages étant de tontes les actions humaines celle qui intéresse le plus la société, il a bien fallu quMls fussent réglés par les lois civiles.

Tout ce qui regarde le caractère du mariage, sa forme , la manière de le contracter, la fécondité qu'il procure, qui a fait comprendre^ à tous les peuples quHl étoit Tobjet d'une bénédiction particulière qui, n'y étant pas toujours attachée, dépendoit de certaines grâces supérieures; tout cela est du ressort de la religion.

Les conséquences de cette union par rapport

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