‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 15 sur 341 · I.IV. XXIIs GHAP. XI · texte numérisé non relu

I.IV. XXIIs GHAP. XI

nou5 appelons au^ourd^^ui augmentation déli moiiiioîes : âter d*un if eu de six Imes la ikioitië At Fargent, pour en ûire |ieUx, ou k faire Taloiir douze liyres vc!e8t prëcisëmeht'la laiéttvê thosè.

II ne nous reste potni de monuittent de la itea-

xiière dont les Romains firent leur opération dans

la première guerre puilique ; itieiis te qu^ils fièrent

dans la seconde nous marque une sagesse *ad^

ndrable. La république ne ^|s trôiivôit pôiiit eh

ëtat d'acquitter ses dettes : Vks pesoit deux bhces

de cuivre ; et le denier, valant dix as, yaloit vingt

onces de cuivre. La république fit des as d\ine

once de cuivre (i); elle gagna la moitié sur ses

créanciers; elle paya un denier avec ces dix

onces de cuivre. Cette opération donna une

grande secousse à Fétat, il &lloit la donner, la

moindre qu^il étoit possible ; f^Ue icontenoit une

injustice , il falloit qu'elle fût la moindre qu'il

étoit pps#iblfi; elle avait pour objet la libération

de :1a république envers ses citoyens^ lil .nedfalr

loît donc pas quelle. eût. ceiui de la Jibératiôn

des citoyeps Qn^^ eux* Cekt fit.£aiire une sccbndè

.op^aUpn; etFon ordonna que- le denier; i}ui

n'avoîL été jujsque-là que4e.di;iL as; encoTiti^n<-

droit seize. Il résulta de cette double opération

que, pendant que les créanciers de la république

(i) Pline , Histoire natarelle, Ut. 'XXXitl, art. iS.

36 DE l'esphit des lois.

perdoient la moitié (i) , ceux des particuliers ne perdoient qu^im cinquième (2) : les marchan*dises nlàugmentoient que d*un cinquième ; le changement. rëel. dans la monnoie n'ëtoit que dW cinquièmjÇ : onToit les autres conséquences. r Les Rpmains se conduisirent donc mieux que nous , qui , dans nos opérations y avons enreloppé et lès fortunes publiques et les ! fortunes particulières. Ce n^est pas tout : on ya yoir qu^ils les firent dans des circonstances, plus favorables .que. nous*

Page 1