LIV. XXVIII, CHAP. XXII. 3l
Ainsi naquit la galanterie , lorsqu^on imagina des hommes extraordinaires , qui , voyant la vertu jointe à la beauté et à la foiblesse , furent portés à s^exposer pour elle dans les dangers , et à lui plaire dans les actions ordinaii*es de la vie.
Nos romans de chevalerie flattèrent ce désir de plaire , et donnèrent à une partie de TEurope cet esprit de galanterie que Ton peut dire avoir été peu connu par les anciens.
Le luxe prodigieux de cette immense ville de Rome flatta Fidée des ^isirs des sens. Une certaine idée de tranquillité dans les campagnes de la Grèce fit décrire les sentimens de Tamour (i). LMdée des paladins, protecteurs de la vertu et de la beauté des femmes , conduisit à celle de galanterie.
Cet esprit se perpétua par Fusage des tour^ nois, qui, unissant ensemble les droits de la valeur et de Tamour , donnèrent encore, à la galanterie une grande importance.
(0 Oq peut Yoir les romans gr«cs du moyen ftg^.
3i4 DE l'espkit des lois.