‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 21 sur 341 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Des dettes publiques.

QuELQCrss gens oui cm qu'ift^toit bon qu'un ëM dût à kiirméme : ils ont pense que cela multiplioit les richesses, en augitientant la cirenlaiâoii.

44 i>iK l'esprit des lois.

Je crois qu'on a confondu un papier circulant qui représente la monnoie , ou un papier circulant qui est le signe des profits qu'une compagnie a £ftits ou fera sur le commerce , ayec un papier qui représente une dette. Les deux premiers sont très-avantageux à Tétat : le dernier ne peut Tétre, et tout ce qu'on peut en attendre» cVst qu^il soit un bon gage pour les particuliers de la dette de la nation , c'est-à-dire qu'il en procure le paiement. Mais voici les inconyëniens qui en résultent.

1® Si les étrangers possèdent beaucoup de papiers qui représentent une dette, ils tirent tous les an» de la nation une somme considérable pour les intérêts.

' a^ Dans une nation ainsi perpétuellement débitrice , le change doit être très-bas.

3® L'impôt levé pour le paiement des intérêts de la dette fait tort aux manufactures, en rendant la main de l'ouvrier plus chère. ^

4° On ôte les revenus véritables de l'état it ceux qui ont de l'activité et de l'indiistrie , pour les transporter aux gens oisifs ; c'est-à-dire qu'on donne des opmmodités pour travaillera ceux qui nf travaillent point, et des difficultés (pour travailler à ceux qui travaillent.

Voilà les inconvéniens ; je n'en connois point

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