‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 251 sur 341 · LIV. XXVIH, CHAP. XLIII. 58l · texte numérisé non relu

LIV. XXVIH, CHAP. XLIII. 58l

La seule ordonnance que nous ayons sur cette matière (i) est celle qui obligea les seigneurs de choisir leurs baillis dans Tordre des laïques. C'est mal à propos qu'on Ta regardée comme la loi de leur création; mais elle ne dit que ce qu'elle dit. De plu^, elle fixe ce qu'elle prescrit par les raisons qu'elle en donne. « C'est afin , » est-il dit , que les baillis puissent être punis » de leurs prévarications, qu'il faut qu'ils soient » pris dans l'ordre des laïques (2). » On sait les privilèges des ecclésiastiques dans ces temps-là.

Il ne faut pas croire que les droits dont les seigneurs jouissoient autrefois, et dont ils ne jouissent plus aujourd'hui, leur aient été ôtés comme des usurpations : plusieurs de ces droits ont été perdus par négligence; et d'autres ont été abandonnés, parce que divers changemens s'étant introduits dans le cours de plusieurs siècles, ils ne pouvoient subsister avec ces changemens.

(i V Elle eat de l'an 1 287.

(a) Ut , si ibi délinquant , tupêriares sui potsint animadverterë in Ofsdem.

382 D£ l'esprit des lois.

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