‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 295 sur 341 · LIV. XXX, CHAP. X · texte numérisé non relu

LIV. XXX, CHAP. X

donc établi c dans celte partie de la Gaule avant rentrée des Bourguignons (1). .

La loi des Bourguignons, statuant sur les deux nations, distingue formellement dans Tune et dans Tautre les nobles, les ingénus, et les serfs (â). La servitude nVtoit donc point une cbose particulière aux Romains , ni la libeité et la noblesse une chose particulière aux bar^ bares.

Cette même loi dit que , si un affranchi bour^ guignon n'avoit point donné une certaine somme à son maître, ni reçu une portion tiet*ce d"* un Romain , il étoil toujours censé de la famille de son maître (3). Le Romain propriétaire étoit donc libre, puisqu^il nVtoit point dans la famille d^un autre; il étoit libre, puisque sa portion tierce étoit un signe de liberté.

Il n^y a qu^à ouvrir les lois saliques et ripuaires, pour voir que les Romains ne vivaient pas plus dans la servitude chez les Francs que chez les autres conquérans de la Gaule.

(1) Gela est confirmé par tout le titre du code de agrleoiis et cênsiiis et eofonit,

(a) Si dentem optimati Burgundùnà vel Ramano nobiti exeuuerit , tit. a6 , $ 1 ; et, tSi meéiocribue perton'u ingenuis, tam Burgundionibuê ^uàm Bomanii, Ibid., S ^>

(3) Titre 57.

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