IV. 5a
lettre de saint Rémi à Cloyis, sur laquelle il se fonde (i),n^est qu^une (elicitation sur son ave'nement à la couronne. Quand Tobjet dW ëcrit est connu , pourquoi lui en donner un qui ne Test pas?
ClpTis, sur la fin de son règne, fut fait consul par Pempereur Anastase : mais quel droit pouvoit lui donner une autorité simplement annale? Il 7 a apparence, dit M. Tabbë Dubos, que, dans le même diplôme, Fempereur Anastase fit Clovis proconsul. Et moi , je dirai qu^il 7 a apparence qu il ne le fit pas. Sur un fait qui n^est fonde sur rien, Tautoritë de celui qui le nie est égale à Tautorité de celui qui l'allègue. J^ai même une raison pour cela. Grégoire de Tours, qui parle du consulat, ne dit rien du proconsulat. Ce proconsulat n^auroit été même que d'eniriron six mois. Clovis mourut un an et demi après avoir été ùii consul ; il nVst pas possible de faire du proconsulat une charge héréditaire. Enfin, quand le consulat, et, si Ton veut , le proconsulat , lui fiirent donnés , il étoit déjà le maître de la monarchie, et tous ses droits étoient établis.
La seconde preuve que M. Tabbé Dubos al* lègue y c^est la cession faite par Tempereur Jnsr
(1) Tome II , Ut. III ^faap. xviii, page 970.