I LIV. XXIII, CHAP. XIV
' bilans ( 1 ); et on observe en France que la grande
I quantité de vignobles y est une des grandes
î causes de la multitude des hommes.
I Les pays où des mines de charbon fournissent
des matières propres à brûler ont cet avantage
sur les autres , quMl n^y faut point de forêts , et
que toutes les tefres peuvent être cultivées.
Dans les lieux où croit le riz, il faut de grands travaux pour ménager les eaux : beaucoup de gens y peuvent donc être occupés. Il y a plus ; il y faut moins de terres pour fournir à la subsistance d'une famille que dans ceux qui produisent d'autres grains : enfin la terre, qui est employée ailleurs à la nourriture des animaux, y sert immédiatement à la subsistance des hommes ; le travail que font ailleurs les animaux est fait là par les hommes ; et la culture des terres devient pour les hommes une immense manufacture.
(i) La plupart .de« propriétalrei des fonds de terre , dit Biimet« trooTaat plus de profit eo la vente de leor laine qoe de leor blé , enfermèrent leurs possessions. Les communes, qni mouroient de fiiim , se sooleTèrent : on proposa une loi agraire ; le jeune roi écrî- TÎt même là-dessus : on fit des proclamations contre ceux qui aToient renfermé leurs terres. Abrégé de l'histoire de la réforme , pages 44 et 83.
7^ DE l'espeit des lois.