‹ Œuvres de Montesquieu (volume 5)Chapitre 5 sur 92 · PREFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE DU TRADUCTEUR

Uh ambassadeur de France à la Porte ottomane, connu par SCO goût pour les lettres, ayant acheté plusieurs tna- Duscrits grecs , il les porta en France. Quelques-uns de ces manuscrits m^étant tombes entre les mains , f y ai trouvé Touvrage dont je donne ici la traduction.

Peu d'auteurs grecs sont yenus jusqu'à nous , soit qu'ils aient péri dans la ruine des bibliothèques, ou par la négligence de$ famiUes qui les possédoient.

Nous recouvrons de temps en temps quelques pièces de ces trésors. On a trouvé des ouvrages jusque dans les tombeaux de leurs auteurs ; et, ce qui est à peu près la même chose, on a trouvé celui oci parmi les livres d'un évêque grec.

On ne sai( ni le nom de l'auteur, ni le temps auquel il a vécu. Tout ce qu'on en peut dire, c'est qu'il n'est pas antérieur à Sapho , puisqu'il en parle dans son ouvrage.

Quant à ma traduction, elle est fidèle. J'ai cru que les beautés qui n'étoient point dans mon auteur n'étoient point des beautés; et j'ai souvent quitté Texpression la moins vive, pour prendre celle qui rendoit mieux sa pensée .

J'ai été encouragé à cette traduction par le succès qu'a eu celle du Tasse. €elui qui l'a faite ne trouvera pas mau- Tais que je coure la même carrière que lui. Il s'y est distingué d'une manière à ne rien craindre de ceux mêmes ^ à qui il a donné le plus d'émulation.

Ce petit roman est une espèce de tableau où l'on a

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