SCENE PREMIERE
PLACIDE^ STÉPHANIE, lortamtdedieiliaTceU^.
stéphanie.
Seionettr....
Va, Stéphanie, en Tain tu me rappelles; Ces feintes ont pour moi des gènes trop cruelles : Marcelle en ma faveur agit trop lentement.
Et laisse trop durer cet ennuyeux moment.
Pour souffrir plus long-temps un supplice si rqde , J'ai trop d'impatience et trop d'inquiétude : Il &ut Toir Théodore, il faut savoir mon sort, U &ut....
STEPHANIE.
Ah! faites-vous, aeigi^eur^ un peu d'effort.
Marcelle , qui vous sert de toute ^ puissance , Mérite bien du moins cettç reçcmpoissfance.
Retournez chez Flavie attendre u^ bien si doux , Et ne craignez plus rien, puisqu'elle agit pour vous.
PLACIDE
L'effet tarde beaucoup pour n'avoir rien à craindre ;
ioo THÉODORE. •
Elle feignoit peut-être en me priant de feindre. On retire souvent lé bras pour mieux frapper. Qui veut que je la trompe ^ droit de me tromper.
•STEPHANIE.
ConsideVez l'humeur implacable d'un père.
Quelle est pour les Chrétiens sa haine et sa colère, Combien il faut de temps afin de l'émouvoir.
• PLACIDE
Hélas ! il n'en faut guère à trahir mon espoir. Peut-être en ce moment qu'ici tu me cajoles , Que tu remplis mon cœur d'espérances frivoles , Ce rare et cher objet, qui fait seul mon destin , Du soldat insolent est l'indigne butin^ Va flatter , si tu veux , 1^ douleur de Flavie , Et me laisse éclaircir de l'état de ma vie :
C'est trop l'abandonner à l'injuste pouvoir.
Ouvrez , Paulin , ouvrez, et me la faites voir. On ne me répond point, et la porte est ouverte ! Paulin! madame !
STÉPHANIE
O dieux ! la fourbe est découverte.
Où fairai-je ?
PLACIDE
Demeure, infâme, et ne crains rien:
Je ne veux pas d'un sang abject comme le tien ; Il faut à mon courroux de plus nobles victimes : Instruis-moi seulement de l'ordrcde tes crimes. Qu'a-t-on feit de mon âme? oùia dois-je chercher?
STÉPHANIE
Vous n'avez .pas sujet encor de. vous fâcher;