‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 120 sur 240 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

Tous montrent à Tenvi même brutalité.

Je croyois déjà voir de cette ardeur égale Naître quelque disconde à ces tigres fetale , Quand Didyme....

.PI^JbCIBE*

Ak IlelâehelAhlletrdtre!

PAULIN

Écoutez :

Ce traîtfe a\réttni toutes leurs "l^lontés ; Le front plein dlmpudacice , et l'œi} armé d'audace : <c Compagnons , a-t-il dit, on me doit une grâce ; ce Depuis plus de six ans je souffre les mépris « Du plus ingrat objet dont on puisse ét^e épris : (c Ce n'est .pas de mes feux que je veux récompense ^ (c Mais de lant de rigueurs la première veiogeance ; « Après, vous punirez à loisir ses dédains ». , Il leur jette de l'or ensuite à pleines mains; V . Et lors, soit par respect qu'on eut pour sa naiss^ce, Spit<qu'ils eussent marché sous son obéissance. Soit que son or pour lui fît un si prompt çffbrt^ Ces cœurs en sa faveuF tombent soudain d'accord j Il entre sans obstacle.

. PLACIDE. j

Il y mourra , l'infâme !

1 Comment a-t-on pu luisarder un tel récit sur le théâtre tragique? Ce Didyme , à la vérité ; tt'càitre dans ôe mauvais lieu qa'afec une louable intention ; mm ie réçSt fait le même ^f$e^ .que' û (tKdyme n'était qu'un débauché. Ce n'est pas }a peine de .pousser plus loin nos remarques : plaignons tout esprit abandonné à lui-même ; et n'en estimons pas moins l'âme du grand Pompée et celle de Cinna.

2o8 THÉODORE.

Viens me voir dans ses hr^slui faite vomir lame; Viens voir de maxolère un juste et prompt eflTet, Joindre en ceslpatêmes lieux la peine à son for£iit> Confondre son triomphe avecque son supplice.

Paulin:

Ce n'est pas en ces lieux quHl vous fera justice : Didyme en est sorti. .

PLACIDE

Quoi ! Paulin y ce voleur A déjà par sa fuite évite ma douleur !

PAULIN

Oui ; mais il n'étoit plus^ en sortant y ce Didyme

Dont l'orgueil insolent demandoit sa victime ;

Ses cheveux sur son front s'efiForçoient de cacher

La rougeur que son crime y sembloit attacher,

Et le remords de sorte abattoit son courage,

Que même il n'osoit plus nous montrer son visage;

L'œil bas , le pied timide , et le corps chancelant ,

Tel qu'un coupable enfin qui s'échappe en tremblant.

A peine il est sorti que la fière insolence

Du soldat mutiné reprend sa violence ;

Chacun, en sa valeur mettant tout son appui.

S'efforce de montrer qu'il n'a cédé qu'à lui ;

On se pousse , on se presse , on se bat, on se tue :

J'en vois une partie à mes pieds abattue.

Au spectacle saiiglant qu^ je m'étoi& promis

Cléôbule survient avec quelques amis> ^

Met l'épée à la main , tourne en fuite le reste ,

Entre.*..

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