‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 149 sur 240 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

De remettre ses fils au trône de leur père^ ' II témoigna si peu de la vouloir tenïr^ Qu elle n'osa jamais les faire revenir.

Ayant régné sept ans*^ son ardeur militaire ' Ralluma cette guerre où succomba son frère : ' Il attaqua le Parthe^ et se crut assez fort

> n n'est pas dit que cette veuve de Nicanor était Cléopàtre , mère des deux princes , et que le roi Antiochus avait promis de rendre la couronne aux enfans du premier lit. Le spectateur a besoin qu'on lui débrouille cette histoire. Cléopàtre n'est pas nommée une seule fois dans la pièce. Corneille en donne pour raison qu'on aurait pu la confondre avec la Cléopàtre de César ; mais ik n'y a guère d'apparence que les spectateurs instruits , qui instruisent bientôt les autres , eussent pris cette reine de Syrie pour la maîtresse de César. Et puis comment cet Antiochus avait-il promis de rendre le royaume aux deax princes? devaient-ils régner tous deux ensemble? 7*out cela est un peu confus dans le fond , et est exprimé confusément; plusieurs lecteurs eu sont révoltés* On est plus indulgent à la. représentation.

^ Ce mot militaire est technique , c'est-à-dire un terme d'art ; le pas miliiaire, la diacipline militaire ,V ordre militaire de Saint' Louis. Il faut en poésie employer les mots guerrièfre , helliqueuae,

3 Rien ne fait mieux voir la nécessité absolue d'écrire purement que Terreur où jette ce mot succomba; il fait croire qu'un frère d'Antiochus succomba dans cette nouvelle guerre ; point du tout : il est question du roi Nicanor qui avait succombé dans la guerre précédente; il fallait avait succombé; cela seul jette des obscurités sur cette exposition. N'oublions jamais que la pureté du style est d'une nécessité indispensable. ^

Quand on voit que celui qui conte cette histoire s'interrompt aux mille beaux exploits de cet Antiochus, craint à Inégal du tonnerre, et qui donna bataille , cette interruption , qui laisse le spectateur sis peu instruit, lui ôte l'envie de s'instruire^ et il a fallu tout l'art et toutes les ressources du génie de Corneille pour renouer le fil de l'intérêt.

Pour en yenger sur liai la prison et la mort. * Jusque dans ses états il lui porta la guerre; Il s'y fit partout craindre à Tégal du tonnerre ; Il lui donna bataille, où mille beaux; exploits*... Je vous achèverai le reste une autre fois : * Un des princes survient* ^

(Laonice yeat se retirer. )

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