SCÈNE PREMIÈRE
CLÉOPATRE
Serments fallacieux^ salutaire contrainte , * Que m'imposa la force , et qu'accepta ma crainte ^ Heureux déguisements d'un immortel courroux , Vains fantômes d'état , éyanpjûssezrvousi I * Si d'un péril pressant la terreur vous fit nattre^ Avec ce péril même il vous faut disparoître , Semblables à ces vœux dans l'orage formés.
Qu'efface un prompt oubli quand les flots sont calmés. *
> Corneille reparaît ici dans toute sa pompe : l'éloquent Bosuiet est le seul qui se soit servi après lui de cette belle épithéte » fallacieux» Pourquoi appauvrir la langue ? Un mot consacré par Corneille et Bossuet peut-il élre abandonné ?
Salutaire contrainte; il est difficile d'expliquer comment une salutaire contrainte est un vain fantôme d'état : il manque là un peo de netteté et de naturel.
* Voltaire parait avoir imité ces vers dans le monologue de Cati-> lina , qui ouvre sa tragédie de Rome sauvée :
Titres chers et sacrés et de père et d*épouXy
Faiblesses des humains, évanouissefr-vons ! P.
* Une comparaison directe n'est point convenable à la tragé-