ACTE IV, SCÈNE VIL io
Mais je n'ai plus trouvé personne à la fenêtre. Dites-moi cependant^ qui màssacrdit ce traître? Qui le faisoit crier?
PttlLTiSTE.
A quelques mille pas , Je l'ai rencontré seul tombé sur des plâtras. * '
DOKANTÉ.
Maraud y ne crioîs-tu que pour nous mettre en peine?
CLITOlSr.
Souffrez encore un peu que^ je reprenne haleine. Comme à Lyon le peuple aime fort les laquais , Et leur donne souvent de dangereux paquets^ Deux coquins , me trouvant tantôt en sentinelle , Ont laissé choir sur moi leur haine naturelle ; Et sitôt qu'ils ont vu mon habit rouge et vert....
DORANTE
Quand il est nuit sans lune, et qu'il fait temps couvert^ Connoît-on les couleurs? tu donnes une bourde. , .
CLITON
Us portoient sous le bras une lanterne sourde. C'étoit fait de ma vie, ils me tr^înoient à l'eau ; Mais, sentant du secours, ils ont craint pour leur peau, Et, jouant des talons tous deux en gens habiles jj Us m'ont fait trébucher sïi^ un monceau de tuiles , . . Chargé de tant âé coups et de poing et de pied, Que je crois tout au ïnoins en être estropié. Puissé-je voir bientôt: ïa canaille noyée !
PHILÏSTE.
Si j'eusse pu les joindre , ils me l'ettskent payée L'heureuse occasion dont je n'ai pu jouir,
io4 LA SUITE DU MENTEUR.
Et que cette sottise a fait évanouir.
Vous en êtes témoin^ oette belle adorable Ne me pourroit jamais être plus &vorab]e ; Jamais je n'en reçus d'accueil si gracieux :
Mais j'ai bientôt perdu ces moments précieux.
Adieu. Je prendrai soin demain dé votre afiaire* Il est saison pour vous de voir votre lingère» Puissiez-vous recevoir dans ce doux entretien . Un plaisir plus solide et plus long que le mien !