SCÈNE IL DORANTE, CLITON, LYSE
CLITON, àLyse.
Il ne fait que sortir des mains de trois sergents ; Je t'en veux avertir : un fol espoir te trouble ; Il cajole des mieux , mais il n'a pas le double.
LYSE
J'en apporte pour lui.
CLITON
Pour lui ! tu m'as dupé ; Et je doute sans toi si nous aurions soupe.
LYSif. iDontrantuneboarse.
Avec ce passeport suis-je la bien venue ?
' La dernière partie de cette première scène me parait d'an très grand nérite : il jr a cependant quelques fautes de langage.
CLITON
Tu nous vas à tous deux donner dedans la vue.
Ai-je bien pris mon temps?
ÇLITON.
Le mieux qu'il se pouyoit.
C'est une honnête fille ^ et Dieu nous la devoit. Monsieur, écoutez-la.
DORANTE
Que veut-elle?
LYSE
Une dame Vous offre en cette lettre un cœur tout plein de flamme.
DORANTE
Une dame ?
CLITON
Lisez sans faire de façons :
Dieu nous aime , monsieur, comme nous sommes bons ; Et ce n'est pas là tout, l'amour ouvre son coffre. Et l'argent qu'elle tient vaut bien le cœur qu'elle offre.
DORANTE, lit.
« Au bruit du monde qui vous conduisoit prisonce nier j'ai mis les yeux à la fenêtre , et vous ai trouvé « de si bonne mine , que mon cœur est allé dans la « même prison que vous, et n'en veut point sortir (( tant que vous y serez. Je ferai mon possible pour (c vous en tirer au plus tôt. Cependant obligez-moi (c de vous servir de ces cent pistoles que je vous en-