‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 8 sur 240 · ACTE I, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IL

w voie ; vous en pouvez avoir besoin en Fétat où vous « ête$ , et il m'en demeure assez d'autres à votre ser- « vice. »

Cette lettre est sans nom.

CLITON

( à Lyse. ) Les mots en sont françois.

Dis-moi, sont-ce louis , ou pistoles de poids?

DORANTE

Tais-toi.

LYSE, à Dorante.

Pour ma maîtresse il est de conséquence De vous* taire deux jours son noni et sa naissance ; Ce secret trop tôt su peut la perdre d'honneur.

DORANTE

Je serai cependant aveugle en mon bonheur?

Et d'un si grand bienfait j'ignorerai la source ?

CLITON, à Dorante.

Curiosité bas, prenons toujours la bourse.

Souvent c'est perdre tout que vouloir tout savoir.

LYSE, à Dorante.

Puis-je la lui donner?

CLITON, à Lyse.

• Donne, j'ai tout pouvoir.

Quand même ce seroit le trésor de Venise.

DORANTE.'

Tout beau , tout beau , Clit^p , il nous ÙlûX. ...

ex 1 TON.

Quoil c'est ainsi, monsieur....?

Lâcher prise?

DORANTE. •

Parleras-tu toujours?

CLITOrf.

Et voulez-vous du ciel renvoyer le secours?

DORANTE

Accepter de Fargent porte en soi quelque honte.

CLITON

Je m^en charge pour vous, et le prends pour mon compta

DORANTE, àLy«e.

Écoute un mot.

CLITON, à part.

Je tremble , il va la refiiser.

DORANTE

Ta maîtresse m'oblige.

CLITON

Il en veut mieux user.

Oyons.

DORANTE

Sa courtoisie est extrême et m'étonne :

Mais.... ^

CLITON

Le diable de mais !

DORANTE

Mais qu'elle me pardonne. . • .

CLITON, à part.

Je me meurs^ je suis moi%

DORANTE

Si j'en change l'efiet.

Et recois comme un prêt le don qu'elle me fait.

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