PSAUME CXXVII
Beati omnes qui tintent Dominum,
Oh que votre bonheur vous doit remplir de joie , Vous tous qui craignez le Seigneur, Qui ne marchez que dans ça voie, Et lui donnez tout votre cœur !
Des travaux de vos mains il fait la nourriture Nécessaire à votre soutien ;
Point pour vous de bien qui ne dure, Point de mal qui ne tourne en bien.
Vos femmes, tout ainsi que ces fécondes vignes Qui des maisons parent le tour , Vous rendront les fruits les plus dignes Que promette un par£aiit amour.
Vos fils se rangeront autour de votre table Comme des jeunes oliviers , Et leur concorde inviolable Suivra vos plus heureux sentiers.
Voilà comme ce Dieu bénira par avance
Un cœur pour lui vraiment atteint , Et ce qu'aura pour récompense Dès ici rhomme qui le craint.
Que du haut de Sion ses bontés vous bénissent , Et n étalent dans sa cité , Jusqu'à ce que vos jours finissent , À vos yeux que félicité !
Qu* elles vous fassent voir prospérer votre race Dans les enfants de vos enfants , Israël toujours sans disgrâce , Et tous ses peuples triomphants !
PSAUME CXXVIIÏ.
Sœpe expugnaverunt me à juuentuie mea,
JDès mes plus jeunes ans, les pêcheurs ont sans cesse Par d'injustes complots attaqué ma foiblesse : Jacob , qu'ils ont poussé long-temps si vivement , Â droit de dire hautement :
Dès mes plus jeunes ans , les pécheurs ont sans cesse Par d'injustes complots attaqué ma foiblesse; Ils ont voulu me perdre et me faire la loi , Mais ils n'ont pu rien contre moi.
Ces méchants ont forgé sur mon dos plus de crimes Qu'au désert tous les ans n'en portent nos victimes, Et n'ont fait, pour tout fruit de leur méchanceté, Qu'augmenter leur iniquité.
Le Seigneur a sur eux renversé leurs tempêtes; Son bras , juste vengeur, a foudroyé leurs tètes : Ainsi soient terrassés à leur confusion Tous les ennemis de Sion !
Qu'ils deviennent pareils à ce foin inutile Qui sur le haut des toits pousse un tuyau débile , Et ne se montre aux yeux que pour le voir sécher Avant qu'on l'en puisse arracher !
Qu'ils deviennent pareils à ces méchantes herbes Dont jamais moissonneur n'a ramassé de gerbes ,
Que tient le glaneur même indignes de sa main, Et n'en daigne remplir son sein !
Les passants qui sauront quelle est leur injustice Ne leur diront jamais : Le Seigneur vous bénisse , Le Seigneur vous appuie , ainsi que notre cœur Vous bénit au nom du Seigneur !