‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 109 sur 123 · PSAUME CXLIX · texte numérisé non relu

PSAUME CXLIX

Cantate Domino canticum novum , laus efus in ecclesia sanctarum.

Ames des dons du ciel comblées, Par un nouveau canticjue exaltez le Seigneur ; Que de son peuple aimé les saintes assemblées

Y portent la voix et le cœur.

Que tous les cœurs s'épanouissent , Qu'au Dieu qui les a faits ils fassent d'humbles vœux; Que les fils de Sion en lui se réjouissent

Du Roi qu'il a choisi pour eux.

Que le p}çin chœur de leur musique Exalte son grand nom , adore son secours , * Et marie aux accords de ce nouveau cantique

Ceux des harpes et des tambours.

Sur le penchant de la ruine , ,

Il aime à relever son peuple favori ; i

Plus il le voit soumis , plus sa bonté divine I

Protège ce qu'il a chéri. '

Ell^ appuie ) elle glorifie Ceux qui font pour sa gloire un ferme et saint propos ; Quel qu*il soit, jour ou nuit , Thomme qm sj confie

Veille en joie , ou dort en repos.

Ses saints n'ont que lui dans la bouche ; Sa louange est l'objet qui remplit tous leurs chants ; Et leurs mains , pour domter Torgueil le plus farouche ,

Auront un glaive à deux tranchants.

C'est ainsi qu'ils prendront vengeance De tant de nations qui les ont opprimés , Et leur reprocheront la barbare insolence

Dont les peuples se sont armés.

Nous verrons leurs rois dans nos chaînes, Ces rois dont la fureur étonnoit l'univers ; Et tout ce qui sous eux servit le mieux leurs haines

Tombera comme eux dans nos fers.

Telle est l'éclatante justice Qu'a résolu ce Dieu d'en faire par nos mains , Et le triomphe heureux que sa bonté propice

Dès ici prépare à ses saints.

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