PSAUME CXLVIII
Laudaie Dominum de cœlis.
LfOUEz, pures intelligences, Le Dieu qui vous commet à gouverner les cieux , Et du plus haut séjour de ses magnificences ,
Donnez Texemple à ces bas lieux.
Louez-le tous , esprits célestes , Ministres éternels de ses commandements ; Puissances , qui rendez ses vertus manifestes ,
N y refusez aucuns moments.
Soleil , à toi seul comparable, Lune , à qui chaque nuit fait changer de splendeur , Astres étincelants , lumière inépuisable ,
Louez à Fenvi sa grandeur.
Vastes cieux, prisons éclatantes , Qui renfermez les airs, et la terre, et les eaux; Réservoirs suspendus , mers sur le ciel flottantes ,
Imitez ces brillants flambeaux.
Quand il lui plut yous donner l'être, Le îien fut sa matière, et l'ouvrier sa voix; Il ne fit que parler, et ce grand tout , pour naître,
N'en attendit point d'autres lois.
Il égala voti'e durée  celle que dès lors il choisit pour le temps ;
Il prescrivit à tous une borne assurée , Il TOUS fit -des ordres constants.
Louez-le du fond de la terre y Abîmes dans son centre à jamais enfoncés; Exaltez ainsi queux ce Maître du tonnerre,
Fiers dragons , et le bénissez.
Bénisssez-le , foudres , orages , Frimas, neiges, glaçons, grêles , vents indomtés, Qui ne mutinez l'air et n'ouvrez les nuages
Que pour faire ses volontés.
Vous , montagnes inaccessibles , Vous , gracieux coteaux qui parez les vallons ; Arbres qui portez fruit, cèdres incorruptibles,
Qui bravez tous les aquilons ;
Vous, monstres, vous, bêtes sauvages.
Serpents qui vous cachez aux lieux les plus couverts; Animaux qui peuplez nos champs et nos bocages , Volages habitants des airs ;
Peuples et rois , soldats et princes , Citadins, gouverneurs, souverains, et sujets, luges qui maintenez les lois dans vos provinces ,
Louez Dieu dans tous' ses projets.
Louez , tous sexes et tous âges , Louez ce Dieu vivant , réclamez son appui ; Et sachez qu aucun Dieu ne mérite d'hommages ,
Ni de vœux , ni d'encens que lui.
Suppléez aux bouches muettes ; L'air, la terre , les eaux. , les cieux même en sont pleins : X. aS.
Soyez, fils de Jacob, soyez les iaterprètes De tant d'ouTvages de ses mains.
Il vous a dopné la victoire , Vos tyrans sont dé£aiits et vos malheurs finis ; Il a pris soin de vous, prenez soin de sa gloûre ,
Vous qu'à sa gloire il tient unis.