‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 12 sur 123 · I.OFFIGIBftk · texte numérisé non relu

I.OFFIGIBftk

U If E ambition déréglée , Dont mon âme s'est aveuglée, Plus forte que mon intérêt , Pour donner un arrêt ^en cornes , A tellement passé les bornes Qu elle n'a point trouvé d'arrêt.

Ce vain honneur, et cette pompe De qui le faux éclat nous trompe , M'a £adt engager tout mon bien ; Et , pour être monsieur et maître , Je crains fort à la fin de. n'être Ni maître, ni monsieur de rien.

* Voici deux autres imitations , dont la seconde a été mal à propos attribuée à Corneille:

Paavre DIdon » où t*a réduite De tes maris TétraDge sort ?

L'on en monrant cause ta fuite , L*antre en fuyant cause ta mort.

DIdon , tes deux époux ont fait tous tes malheurs , Le premier meurt , tu fois ; le second fuit , tu mears.

i36 POÉSIES DIVERSES

Pressé de créanciers avides , Mes coffres sont tellement vuides , Quêtant au bout de mon latin.

Ma robe a gagné la pelade , Et ma bourse, encor plus malade, Se voit bien proche de sa fin.

Ainsi , mes affaires gâtées , Voyant mes terres décrétées , Gages , profits , droits arrêtés, Et ma finance au bas réduite , Je mène ici sous ma conduite La troupe des enfants gâtés.

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