‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 36 sur 123 · SONNET PERDU AU JEU · texte numérisé non relu

SONNET PERDU AU JEU

Je chéris ma défaite, et mon destin m'est doux. Beauté , charme puissant des yeux et des oreilles ; Et je n'ai point regret qu^une heure auprès de vous Me coûte en votre ahsence et des soins et des veilles.

Se voir ainsi vaincu par vos rares merveilles, C'est un malheur commode à faire cent jaloux; Et le cœur- ne soupire, en. des pertes pareilles, Que pour baiser la main qui fait de si grands coups.

Recevez de la mienne, après votre victoire.

Ce que pourroit un roi tenir à quelque gloire. Ce que les plus beaux yeux n'ont jamais dédaigné.

Je vous en rends, Iris, un juste et prompt hommage. Hélas ! contentez- vous de me l'avoir gagné , Sans me dérober davantage.

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