‹ Œuvres de P. CorneilleChapitre 38 sur 123 · RÉPONSE DE MADEMOISELLE SERMENT · texte numérisé non relu

RÉPONSE DE MADEMOISELLE SERMENT

Oi vous parlez sincèrement Lorsque vous préférez la main gauche à la droite,

* Mademoiselle Serment ayant baisë la main à M. Corneille par ut» excès d'estime , il lui envoya ce madrigal. Mademoiselle Serment ëtait née à Gtenoble , et mourut à Paris en 169a. Elle ^ut du nombre des femmes qui cultivèrent les lettres , et qui se composèrent une cour de tous les beaux-esprits du temps. Quinault, entre autres , lui fut tendre- . ment attache^ , et la consultait , dit-on , sur ses ouvrages. P.

igo POÉSIES DIVERSES

De votre Jugement je suis mal satisSûte.

Le baiser le plus doux ne dure qu un moment ;

Un million de vers dure éternellement ,

^ Quand ils sont beaux comme les vôtres :

Mais vous parlez comme un amant, Et peut-être comme im Normand ; Vendez vos coquilles à d'autres.

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